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Une main imprimée en 3D pour retrouver la dextérité

Un homme souriant présente une prothèse de main beige.
Colin Pischke et ses collègues essayent de fabriquer une prothèse de main de pointe à moindre coût grâce à l'impression 3D. Photo: CBC / Anis Heydari
Nafi Alibert

Une entreprise de Calgary tente de mettre au point une prothèse de main de pointe à l'aide d'une imprimante 3D. Cette initiative locale pourrait bénéficier au reste du monde.

Quand Colin Pischke a fondé l’entreprise Print Your Mind 3D, il savait qu'il ne se contenterait pas de vendre des imprimantes 3D aux clients qu’il approvisionne partout au Canada.

« Nous avons décidé de reverser une partie de nos revenus à un programme à but non lucratif avec lequel nous créons différentes initiatives », explique-t-il.

L’une d’entre elles vise à mettre l’impression 3D au service de la médecine en fabriquant des prothèses de main en plastique.

« Nous avons distribué 50 prothèses à des enfants partout dans le monde. Mais c’était des [mains artificielles en plastique] très rudimentaires », explique Colin Pischke, qui souhaite aujourd’hui élaborer un prototype de prothèse myoélectrique.

« Ce sont des prothèses motorisées et équipées d’électrodes qui peuvent être contrôlées par la personne qui les porte », précise-t-il.

« Je vais être leur cobaye »

Une Albertaine de 11 ans, Jerlena Rittwage, souhaite remplacer la prothèse en plastique violette qu’elle porte depuis plus d’un an.

Une jeune fille montre la prothèse de main violette et bleue qu'elle porte. Fabriquée à l'aide d'une imprimante 3D, la prothèse actuelle de Jerlena Rittwage lui est utile, mais offre à la jeune adolescente une dextérité limitée. Photo : CBC

Rudimentaire, cette main artificielle a été fabriquée par des élèves de 11e année d’une école de Cochrane, en Alberta, dans le cadre d’un projet scolaire. La prothèse bouge en suivant les mouvements de poignet de Jerlena et lui permet d’attraper ou de lancer une balle, mais elle lui offre toutefois une dextérité limitée.

« Je voudrais avoir une nouvelle main, car je ne peux même pas porter d’objets lourds avec celle-là », explique l’adolescente, qui souffre d’une malformation de la main gauche.

Une jeune fille montre sa main malformée qui ressemble à un moignon avec cinq doigts.Jerlena Rittwage est née avec une anomalie de la main gauche. Photo : CBC

Touché par cette histoire reprise par CBC, Colin Pischke a pris contact avec l'adolescente pour lui proposer de collaborer avec elle.

« Je vais être leur cobaye, car ils n’ont jamais fabriqué ce genre de main », plaisante Jerlena Rittwage.

Si Colin Pischke collaborait jusqu'à présent avec un prothésiste de Lethbridge, dans le sud de l'Alberta, il est maintenant à la recherche d’un ingénieur biomédical qui accepte de réaliser, bénévolement, une prothèse myoélectrique.

C’est, selon lui, la seule expertise qui manque à son équipe pour réaliser ce projet.

« Nous pouvons avoir un impact incroyable sur la vie des gens à Calgary, mais aussi ailleurs dans le monde », soutient M. Pischke.

Grâce à l’impression 3D, il souhaite pouvoir offrir des prothèses de main fabriquées à moindre coût aux personnes dans le besoin qui vivent dans des zones défavorisées à travers le monde.

Avec les informations de Anis Heydari

Alberta

Santé