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Le gouvernement se penchera sur les transactions de Nexolia Bioénergie à Lebel-sur-Quévillon

Une usine de papier, en hiver.
L'usine de Chantiers Chibougamau à Lebel-sur-Quévillon (archives). Photo: Radio-Canada / Thomas Deshaies
Emily Blais

Lors d'une séance de l'Assemblée nationale, les députés ont discuté de la gestion de l'ancienne usine de Fortress Paper par Vicky Lavoie avec son entreprise Nexolia Bioénergie. Selon un article du Journal de Québec, la propriétaire s'est « vite enrichie en la revendant moins de deux ans plus tard pour le double du prix ». Le gouvernement Legault a finalement choisi d'ouvrir une enquête sur le sujet.

Vicky Lavoie a acheté, en 2016, l'ancienne usine de pâtes et papiers. Après des mois de discussions, elle a vendu à Chantiers Chibougamau.

Ce qui fait réagir, ce sont le profit de la vente rapporté par le Journal, le fait qu'aucun emploi n'ait été créé et l'aide financière d'Investissement Québec de près de 10 millions de dollars.

Elle souhaitait produire de l'électricité avec l'usine de cogénération et développer une serre pour cultiver des fruits et légumes.

Un projet intéressant pour le maire de Lebel-sur-Quévillon, Alain Poirier, mais aussi pour les communautés cries.

Alain Poirier sourit à la caméra, derrière son bureau.Alain Poirier, maire de Lebel-sur-Quévillon Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

La municipalité avait toutefois des priorités. On avait dit que s'il y avait un entrepreneur ou quelqu'un qui était intéressé à redémarrer les installations de pâtes et papier, qu'il allait y avoir une écoute attentive. Et c'est ce qui s'est passé, explique Alain Poirier, le maire de Lebel-sur-Quévillon.

Les députés ont réagi le 19 février à l'Assemblée nationale. Les fonds publics qui ont été mis dans le projet de Nexolia vont pouvoir être récupérés dans le futur. Et nous allons faire la lumière, dans les prochaines semaines, sur ce qui s'est passé réellement avant de conclure et de crucifier tout le monde, indique le ministre de l'Économie et de l'Innovation, Pierre Fitzgibbon.

Un contrat de production énergétique par biomasse avec Hydro-Québec soulève aussi l'opposition.

Pour le maire Alain Poirier, Vicky Lavoie a contribué à relancer l'économie dans le Nord-du-Québec.

Il faut comprendre que Mme Lavoie avait racheté le contrat de cogénération de Fortress, qu'eux étaient sur le point d'abandonner. Donc, elle a réussi à sauver ce contrat d'énergie. Un contrat qui existait déjà pour les 25 prochaines années, rappelle-t-il.

Vicky Lavoie a ensuite acheté l'usine d'Énergie Chapais.

L'objectif de base était de créer des emplois. J'ai déplacé mon projet à Chapais et j'ai sauvé 52 emplois. C'est positif.

Vicky Lavoie

Elle ajoute que, même fermée, l'usine à Lebel-sur-Quévillon lui coûtait 200 000 $ par mois.

Pour Vicky Lavoie, l'argent emprunté au gouvernement a été remboursé.

Relance à Lebel-sur-Quévillon

Pour la relance de l'usine de pâtes et papier par Chantiers Chibougamau, il reste encore des détails concernant le financement à régler.

Frédéric Verreault, directeur exécutif du développement corporatif chez Chantiers Chibougamau, estime qu'il n'y a pas de comparaison à établir concernant les négociations avec le gouvernement provincial.

Ce sont des projets qui sont fort différents. C'est pour cette raison que pour nous, tout ce qui est inhérent à Nexolia appartient au passé. Nous on travaille à relancer l'usine. On a un projet qui est ambitieux. On a 200 personnes au travail depuis des mois dans l'usine au quotidien pour reprendre les opérations, explique-t-il.

Abitibi–Témiscamingue

Politique provinciale