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Hayabusa 2 a atteint la surface de l’astéroïde Ryugu

L'astéroïde Ryugu.

L'astéroïde Ryugu

Photo : JAXA

Radio-Canada

Hayabusa 2 a réussi à se poser brièvement sur Ryugu, annonce l'agence spatiale japonaise (JAXA). La sonde devait recueillir un échantillon de quelques milligrammes de matière à la surface de l'astéroïde dans l'objectif de le ramener sur Terre pour l'analyser.

« Nous sommes vraiment soulagés. Nous avons vraiment trouvé le temps long avant l'atterrissage. Cela s'est bien passé, nous sommes très contents », a déclaré un responsable de la mission en conférence de presse, peu après la réception du signal positif de la sonde.

La sonde de 600 kg se trouve à 342 millions de kilomètres de la Terre, ce qui explique les délais et les analyses nécessaires avant de confirmer le succès de ses manoeuvres. Elle est arrivée en juin dernier dans le voisinage de Ryugu, un astéroïde d'un diamètre d’un peu moins d’un kilomètre, après un voyage de trois ans et demi.

« Nous avons confirmé que la sonde s'est bien posée sur Ryugu et nous pensons que nous avons fait un travail parfait », a ajouté un autre membre de la JAXA. « [Hayabusa] est revenue comme programmée à sa position orbitale autour de Ryugu et a envoyé de premières indications qui montrent que le contact avec l'astéroïde a bien eu lieu. »

Représentation artistique de la sonde Hayabusa 2 qui recueille un échantillon de matière sur l’astéroïde Ruygu.

Représentation artistique de la sonde Hayabusa 2 qui recueille un échantillon de matière sur l’astéroïde Ruygu (avec le robot Mascot).

Photo : JAXA

Un prélèvement délicat

La sonde a effectué sa descente, décrite comme délicate et périlleuse, à partir de sa position initiale à 20 km au-dessus de la surface de l'astéroïde. Elle a suivi une petite cible réfléchissante qu’elle avait préalablement lancée à sa surface et qui lui a servi de guide pendant la manoeuvre.

Photographie prise depuis la sonde Hayabusa 2, le 3 octobre, au moment du largage du robot MASCOT sur l’astéroïde Ryugu.

Photographie prise depuis la sonde Hayabusa2, le 3 octobre, au moment du largage du robot MASCOT sur l’astéroïde Ryugu.

Photo : JAXA

Une fois ses roues au sol, un projectile de cinq grammes en tantale métallique a été tiré vers la surface rocheuse à 300 m/s.

Un système de collecte en forme de corne devait ensuite recueillir la matière soulevée. Il reste à confirmer que le tout s'est déroulé comme prévu, ce qui prendra quelques jours.

La sonde n'a touché le sol de l'astéroïde que cinq secondes, pendant lesquelles elle devait prélever quelques centaines de microgrammes de matière. Elle a ensuite redécollé pour se replacer en orbite.

Hayabusa 2 terminera sa mission cet automne et reprendra la direction de la Terre en décembre. Une capsule d'échantillons sera larguée en décembre 2020 et effectuera sa rentrée atmosphérique à une vitesse de 11,6 km/s pour finir sa course en Australie.

Plus accidenté que prévu

Au départ, la JAXA avait prévu recueillir l’échantillon en octobre dernier, mais la surface de l'astéroïde s'est révélée beaucoup plus accidentée que prévu, avec de grosses roches, ce qui rendait difficile de trouver un endroit suffisamment grand et plat pour permettre l’opération.

La surface de l'astéroïde Ryugu.

La surface de l'astéroïde Ryugu

Photo : JAXA

Les ingénieurs espéraient travailler à partir d’une zone d'environ 100 mètres de diamètre, mais ils ont dû la réduire à six mètres, ce qui demande une grande précision.

Le système de collecte en forme de corne qui s'étend à partir du fond du vaisseau a une longueur de 1 mètre. Il est donc essentiel qu'il n'y ait pas de roches de plus de 50 cm de haut près du site d'atterrissage, afin de réduire les risques d’endommager le vaisseau.

Représentation artistique de la sonde Hayabusa 2 et de l'astéroïde Ryugu.

Représentation artistique de la sonde Hayabusa 2 et de l'astéroïde Ryugu

Photo : JAXA

Mieux comprendre notre système

Ryugu appartient à un type particulièrement primitif d’astéroïdes considérés comme des reliques de la formation de notre système solaire.

Le but ultime de l’analyse des échantillons est d’enrichir nos connaissances de notre voisinage spatial et peut-être de mieux comprendre l'apparition de la vie sur Terre.

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Avec les informations de l'Agence France-Presse

Astronomie

Science