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Le Service de police d'Ottawa n'a « pas de bonne façon » de renflouer ses coffres

Une femme assise à un bureau devant un micro.
La présidente de la Commission de services policiers d'Ottawa, Diane Deans. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Il n'y a pas de bonne façon de combler un trou de 2,4 millions de dollars dans le budget du Service de police d'Ottawa (SPO), a affirmé la présidente de la Commission des services policiers d'Ottawa, mercredi.

Des employés du SPO ont fait part de leur plan lors d’une séance du comité du budget, mais ce plan n’a pas reçu l’aval des membres du comité. Les représentants du SPO ont plutôt été renvoyés à la table à dessin et devront présenter de nouvelles idées lundi.

J’ai bien peur que toutes les options sur la table ne soient de bonnes options, a soutenu la conseillère Diane Deans, présidente de la Commission des services policiers. Il n’y a pas de réponse claire à savoir comment nous devons nous y prendre.

Le Service de police cherche des sommes après une annonce surprise du maire Jim Watson voulant que le corps policier ne reçoive que la moitié des 4,8 millions qui lui avaient été promis.

Cela laisse le corps policier avec un trou financier de 2,4 millions de dollars et peu de solutions.

« Un tour de passe-passe »

Le plan proposé par le corps policier comprend des compressions dans les formations et dans les frais de voyagement, des réductions de dépenses en essence et des reports de dépenses à 2020.

Je pense qu’on fait face à un tour de passe-passe, a soutenu le conseiller Keith Egli, déçu du nouveau budget préliminaire.

Si cette proposition va de l’avant, M. Egli s’attend à ce que la Ville doive combler le déficit du corps policier pour la quatrième année consécutive.

M. Egli a déclaré que le service n'avait pas réussi à trouver des réductions budgétaires réalistes, malgré des compressions de 13,7 millions de dollars depuis 2010.

Toutefois, le conseiller Riley Brockington a soutenu que le problème réel est que le SPO fait face à un sous-financement chronique.

D’autres solutions

La Commission se tournera vers des options plus draconiennes la semaine prochaine, malgré l’opposition des employés du corps policier.

L’une de ces options consiste à mettre un frein à un projet de 42 millions de dollars qui vise la modernisation des technologies dont dispose le SPO.

Une autre solution proposée est d’augmenter le tarif demandé lors de la présence d’agents lors d’événements, mais les policiers croient que cette solution pourrait être un fardeau trop lourd à porter pour les groupes communautaires qui utilisent ces services.

La Commission des services policiers d’Ottawa envisage aussi de mettre sur la glace un projet d’aménagement de nouveaux locaux dans le sud de la ville, ce qui pourrait mener à des annulations de contrats.

Des membres de la Commission ont soutenu que des budgets palliatifs comme ceux-ci ne sont pas soutenables à long terme. Nous mettons des pansements sur des hémorragies et nous pelletons le problème vers l’avant, a affirmé Sandy Smallwood, membre de la commission.

La Commission des services policiers d’Ottawa se prononcera sur le budget préliminaire de 2019 la semaine prochaine.

Avec les informations de Laura Osman

Forces de l'ordre

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