•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La firme américaine Devon Energy quitte l’Alberta

Vue aérienne de l'nstallation industrielle de l'entreprise à Jackfish près de Fort McMurray.
Devon Energy produit près de 130 000 barils par jour au Canada seulement, le quart de sa production globale. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Après plus d'une décennie de présence au Canada, l'entreprise Devon Energy met fin à ses activités dans le pays.

La compagnie, qui emploie 750 personnes au Canada, dont 400 dans ses bureaux de Calgary, entend quitter le Canada d’ici la fin de l’année. Pour y arriver, elle s’est tournée vers des conseillers spéciaux pour vendre ses actifs canadiens, soit trois usines d’exploitation des sables bitumineux ainsi qu’une usine de traitement du pétrole lourd, dans la région de Lloydminster.

Le différentiel de prix toujours au banc des accusés

Conséquence de la saturation des capacités d’exportation, l’écart entre la valeur du pétrole canadien et américain a atteint un record à l'automne. La différence de prix creusait dans les bénéfices de l’entreprise pétrolière, dont les maigres recettes au Canada affaiblissaient la performance en Bourse.

L’analyste Drew Ross, de la firme Scotia Waterous, ne s’étonne pas de ce départ. « Les actionnaires de Devon Energy voyaient d’un mauvais œil les exploitations canadiennes de la firme », observe-t-il.

Selon lui, l’entreprise d'Oklahoma n’aura pas de mal à trouver un acheteur pour ses infrastructures canadiennes. Déjà convoitées par d’autres pétrolières, elles pourraient se vendre entre 3,5 et 9 milliards de dollars, selon les estimations.

Une tendance perceptible depuis 2017

Devon Energy n’est pas la première entreprise étrangère à se distancier des sables bitumineux. Dans les dernières années, la française Total SA, la norvégienne Statoil et l’entreprise de l’Arkansas Murphy Oil ont toutes réduit leur production.

En 2017, l’américaine ConocoPhillips a vendu ses installations à Cenovus Energy pour 17,7 milliards de dollars. La même année, la société néerlandaise Shell s’est également départie de ses actifs dans les sables bitumineux, cette fois pour 12,7 milliards de dollars.

Alberta

Industrie pétrolière