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Quand gagner à la loterie force à travailler

Un travailleur effectue une retouche à la devanture.
La devanture d'un magasin Flower and Flower à Edmonton. Photo: CBC
Radio-Canada

Éric Lavoie et son partenaire Michael Patterson prévoient ouvrir un magasin sur la rue York, dans le marché By à Ottawa, en avril. Ils ont gagné à la loterie du cannabis, mais le travail qui les attend est encore énorme.

Moi, je n'ai jamais fumé de ma vie, lance Éric Lavoie, en riant. C'est plutôt sa passion pour l'évolution rapide du cannabis qui l'a poussé, avec son partenaire, à s'inscrire à la loterie pour obtenir un permis de magasin de cannabis en Ontario. Bonbons, alcool, pâtisseries, le cannabis sera partout d'ici quelques années, selon lui.

Les deux hommes ont près de 15 ans d'expérience en affaires et n'en sont pas à leur première compagnie.

Ce fut toute une surprise d'apprendre qu'ils feraient partie des cinq chanceux ayant remporté le droit d'obtenir un permis. Sur plus de 17 000 postulants, la Commission des alcools et des jeux de l'Ontario n'a tiré au hasard que 25 noms pour tout l'Ontario.

Je suis content d'avoir le premier magasin, j'espère, haut de gamme à Ottawa, indique l'Ottavien en racontant qu'ils investissent dans le cannabis depuis le premier jour.

Cette chance vient avec beaucoup de responsabilité, selon l'homme originaire d'Ottawa. Il est conscient de tout le travail qu'il reste à faire avant de pouvoir ouvrir leur magasin. Ils devront notamment trouver un moyen de surmonter la pénurie de cannabis qui pourrait durer encore longtemps au Canada. Cette éventualité ne l'inquiète pas.

Toutes les compagnies qui savaient qu'il y avait une pénurie ont grossi leurs locations.

Éric Lavoie, Patterson et Lavoie

Le principal défi est toutefois relatif aux délais très serrés pour obtenir les permis et fournir tous les documents nécessaires. « La première semaine, il fallait qu'on donne des documents, la deuxième semaine, ça n'a pas arrêté, pis là, ça continue », raconte-t-il.

Trouver un partenaire

Pour réussir à satisfaire rapidement aux exigences de la Commission des alcools et des jeux de l’Ontario, M. Lavoie et M. Patterson ont réalisé qu'ils avaient besoin de conseils et devaient se trouver un partenaire bien établi dans le domaine.

Ils ont choisi Fire and Flower, une entreprise albertaine qui, selon eux, se démarque par ces produits haut de gamme et par sa mission d'éducation, deux aspects auxquels ils accordent également beaucoup d'importance.

Ça va être vraiment haut de gamme, et on va être plus là pour faire de l'éducation au sujet des produits du cannabis. On va aussi vendre des accessoires, souligne M. Lavoie.

Il est cependant important de mentionner que Patterson et Lavoie ne sont pas franchisés. Fire and Flower est là pour accompagner les entrepreneurs et pour les conseiller, c'est tout, réitère l'Ottavien.

La compagnie nous appartient. On va faire les opérations de jour en jour.

Éric Lavoie, Patterson et Lavoie

M. Lavoie effleure la possibilité d'ouvrir d'autres magasins ailleurs sur le long terme, mais, pour lui, le marché By était un choix évident pour le tout premier magasin de cannabis à Ottawa.

La Commission des alcools et des jeux de l'Ontario (CAJO) recueille présentement les commentaires du public sur les emplacements proposés et les devantures des magasins. Elle décidera ensuite si elle autorise officiellement les magasins à ouvrir.

Avec les informations de Roxane Léouzon

Ottawa-Gatineau

Cannabis