•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

De plus en plus de Montréalais déménagent en banlieue

Le pont Jacques-Cartier sous le soleil couchant
De nombreux Montréalais sont allés s'établir en Montérégie en 2017-2018. Photo: Radio-Canada / Simon-Marc Charron
Radio-Canada

Montréal a perdu près de 24 000 résidents au profit d'autres régions du Québec en 2017-2018, soit l'équivalent de 1,24 % de sa population, indique l'Institut de la statistique du Québec.

Plus précisément, 35 970 personnes sont venues s’établir à Montréal en provenance d’autres régions, mais 59 633 ont quitté la ville pour s’installer ailleurs au Québec, selon des données qui couvrent la période entre le 1er juillet 2017 et le 1er juillet 2018.

La métropole n’avait pas eu un déficit migratoire interrégional aussi élevé depuis la période 2009-2010.

Des gains pour la banlieue

La plupart de ces citadins sont allés s’établir dans les régions des Laurentides, de Lanaudière et de la Montérégie.

C’est la région des Laurentides qui a accueilli le plus grand nombre de personnes provenant d’autres régions du Québec, avec un gain de 6294 personnes, soit l’équivalent de 1,05 % de sa population. Et dans cette région, la MRC de Mirabel est celle dont le gain migratoire est le plus élevé de tout le Québec, soit l’équivalent de 2,67 % de sa population en provenance d’autres régions en 2017-2018.

Pour sa part, la Montérégie a accueilli 8918 personnes venant d’ailleurs au Québec (0,58 % de sa population), alors que ce nombre est de 3381 dans Lanaudière (0,67 %).

Neuf MRC du Grand Montréal ont reçu un nombre de résidents dépassant 1 % de leur population. Outre Mirabel, il s’agit de celles des Pays-d’en-Haut, des Laurentides et d’Argenteuil, dans les Laurentides, de Roussillon, Vaudreuil-Soulanges, Brome-Missisquoi et Beauharnois-Salaberry, en Montérégie, et de Matawinie, dans Lanaudière.

L’Institut de la statistique souligne que la migration « interne » n’est qu’un des facteurs du bilan démographique global. Ainsi, même si le bilan interrégional est négatif pour Montréal, la population de la ville s’accroît tout de même en raison des naissances et de l’immigration internationale.

La Ville s’occupe du problème, dit Dorais

La Ville de Montréal agit sur trois priorités pour retenir les familles : l’habitation, la qualité de vie et la mobilité, a répondu Benoit Dorais, questionné sur le sujet lors d’une conférence de presse sur les consultations prébudgétaires.

« Ça va prendre un certain nombre d'années avant de donner des résultats. Il y a des gens qui font des choix individuels, et nous on doit y aller en combattant cela d'un point de vue plus collectif. On doit donner un système, un ensemble de qualité de vie, pour que les gens individuellement décident de changer ou de rester ici. », a ajouté le président du comité exécutif.

Le chef de l'opposition officielle, Lionel Perez, estime de son côté que la Ville peut faire mieux pour retenir ses citoyens.

« Il faudrait pas que ça devienne un privilège de vivre à Montréal. On veut pas justement une hausse de différentes catégories démographiques. Plus de riches et plus de pauvres et moins de classe moyenne. C'est sûr que ce n'est pas à l'avantage de Montréal. Il faut continuer de pousser les administrations pour prendre les bons choix », a-t-il dit.

Environ le quart de la population du Québec vit sur l'île de Montréal.

Avec la collaboration de Benoît Chapdelaine

Grand Montréal

Démographie