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Une nouvelle vocation pour un presbytère du secteur Brompton

Les deux dames sourient devant le presbytère

Keila Batko et Véronique Cabana misent sur une campagne de sociofinancement pour reconvertir un presbytère en un centre pour des jeunes avec des besoins particuliers.

Photo : Radio-Canada / Mylène Grenier

Radio-Canada

Soutenir les familles et les enfants qui ont des besoins particuliers, c'est le rêve de deux Sherbrookoises. Un projet qui deviendra sous peu réalité dans un presbytère situé dans le secteur Brompton. L'endroit sera converti en centre qui offrira des services à ces enfants.

Les éducatrices spécialisées sont toutes deux mamans d’un enfant vivant avec un trouble du spectre de l’autisme. Leur expérience sur le terrain leur a donné envie de créer leur propre centre.

Les coupures de services, autant au niveau personnel que professionnel, nous ont fait constater qu’on n’était plus nécessairement capables de répondre à nos valeurs personnelles d’intervention et de réadaptation auprès des jeunes, donc on a eu le désir de mettre cette passion commune ensemble, a révélé l’une des promotrices du projet, Keila Batko.

Le résultat sera le centre La Libellule. Le presbytère sera adapté pour offrir de la stimulation et du soutien pour les jeunes de tous les âges et avec différents besoins. Autisme, paralysie cérébrale, handicap physique ou mental : tous les jeunes seront les bienvenus peu importe leur condition.

Il va y avoir un groupe de 0-6 ans où on va accueillir quotidiennement ou de façon sporadique des enfants avec des besoins particuliers. On va aussi avoir un centre de jour pour un groupe de 21 ans et plus. On sait qu’à partir de cet âge il n’y a plus beaucoup de services pour les jeunes adultes, a expliqué la deuxième instigatrice du centre, Véronique Cabana.

Tous les enfants pour lesquels on a besoin d’adapter le quotidien et les interventions seront les bienvenus dans notre centre.

Véronique Cabana, promotrice du centre La Libellule

La Libellule offrira également un camp de jour estival et des périodes de prise en charge pour les enfants d’âge scolaire.

Les parents pourront même amener leurs enfants jusqu’à cinq jours par semaine. Ça va un peu être la continuité de leur maison, mais tout sera adapté au niveau du langage, de la stimulation, de la motricité fine et globale, a ajouté Keila Batko.

Les deux dames peuvent compter sur une dizaine de professionnels pour les épauler dans le projet. Des éducatrices spécialisées, des préposés aux bénéficiaires, des travailleurs sociaux et même des professeurs de musique feront partie de l’aventure.

On va avoir un partenariat pour avoir accès à des orthophonistes et des ergothérapeutes pour répondre aussi aux besoins des spécialistes, a renchéri Keila Batko.

Les deux éducatrices prendront possession du presbytère le 1er mars pour idéalement ouvrir le centre au mois d’avril. Entre temps, elles vont remettre les lieux au goût du jour.

C’est sûr qu’il y a de la peinture à faire. Il faut adapter les salles de bain. On veut faire des salles adaptées au niveau sensoriel, mais on veut aller beaucoup plus loin en accueillant les enfants en fauteuil roulant. Ça prend des rails pour déplacer des personnes à mobilité réduite, il faut faire une rampe extérieure. Vraiment tout est à faire du début à la fin, a dit Keila Batko.

La Ruche Estrie mise à contribution

Pour mener le projet à terme, les deux promotrices ont lancé la plus grande campagne de sociofinancement sur la plateforme de l’organisme de financement participatif La Ruche Estrie.

L’essence même de La Ruche, c’est de pouvoir accompagner des entrepreneurs qui veulent avoir un impact dans la communauté. Quand les filles de La Libellule sont venues me rencontrer, c’est naturel, je voyais un enjeu majeur, a lancé le directeur de La Ruche Estrie, Steven Radenne.

Les femmes ont 70 jours pour amasser 30 000 $ pour un projet évalué à 450 000 $. C’est vraiment une campagne de cœur pour soutenir les familles et les enfants qui ont des besoins particuliers, a partagé Keila Batko.

Les éducatrices veulent accueillir une dizaine d’enfants à l’ouverture du centre en avril prochain, mais comptent en accueillir une trentaine à partir de l’été.

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