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La MRC de la Vallée-de-l'Or ne prendra pas position sur le registre des armes à feu

Un chasseur portant une veste fluorescente parle devant un conseil des maires.
Des chasseurs sont venus interpeller les maires de la MRC de la Vallée-de-l'Or sur le registre des armes à feu. Photo: Radio-Canada / Thomas Deshaies
Thomas Deshaies

Le conseil des maires de la MRC de la Vallée-de-l'Or (MRCVO) ne prendra pas position concernant le registre québécois des armes à feu. Un groupe de citoyens s'était déplacé mercredi matin pour demander aux élus de réclamer l'abolition du registre. Le préfet estime que la MRC ne peut pas prendre position.

De demander l'abolition du registre des armes à feu, ça, on n'a pas l'autorité de faire ça, ce serait comme désavouer nos conseils respectifs, a rétorqué le préfet, Pierre Corbeil, lors de la séance du conseil des maires de la MRCVO.

Il a expliqué que certains conseils municipaux de la MRCVO, dont celui de Malartic, avaient adopté une résolution pour réclamer un moratoire sur le registre. Une résolution de la MRC réclamant son abolition viendrait donc, illégitimement selon lui, invalider celle du conseil de Malartic.

On voulait les sensibiliser à la cause.

Jacques Cormier, président de l'Association de chasse et pêche de Val-d'Or

Le président de l'Association de chasse et pêche de Val-d'Or, Jacques Cormier, se dit déçu de la décision, mais espère que les municipalités de la MRC joindront le mouvement de contestation du registre. On souhaite que certains des maires se disent que ça mérite une réflexion, que ça mérite d'avoir un moratoire, a-t-il déclaré en marge de la séance du conseil des maires.

Selon M. Cormier, le registre n'aurait pas d'utilité et serait trop coûteux. On trouve que l'argent qui est mis là-dedans pourrait être utilisé pour la cause de la santé mentale, a-t-il affirmé.

Des hommes portant des vestes de chasse fluorescentes sont assis dans l'assistance lors d'un conseil des maires.Une dizaine de chasseurs ont assisté à la séance du conseil des maires de la MRCVO. Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Pas uniquement les chasseurs

Les chasseurs ne sont pas les seuls à se mobiliser dans le dossier.

Certains leaders autochtones ont aussi emboîté le pas. C'est le cas du chef de Pikogan, David Kistabish. On demande un moratoire pour tenir compte des réalités autochtones, explique-t-il. Par exemple, l'enregistrement peut se faire en ligne, mais le formulaire n'est pas nécessairement traduit, il est en juste en français.

Le préfet de la MRC, Pierre Corbeil, visiblement agacé par ce dossier, n'a pas accordé d'entrevue aux médias sur ce sujet.

Abitibi–Témiscamingue

Politique régionale