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La passion du patinage, de fils en père

Benjamin et Luc posent avec leurs uniformes d'athlète et d'officiel.
Benjamin Côté représente l'Alberta en courte piste aux Jeux du Canada, son père Luc est officiel durant les compétitions. Photo: Radio-Canada / Jocelyn Boissoneault
Patrick Henri

Chez les Côté, le patinage de vitesse est une passion. Durant l'hiver, c'est ce qui occupe toutes les fins de semaine de Benjamin et de son père, Luc. Cette semaine, tous deux se retrouvent à Red Deer pour les Jeux du Canada.

Sans le vouloir, c’est la mère de Benjamin qui est à l’origine de l’amour du patinage dans la famille Côté

En 2009, elle a convaincu son fils de chausser ses patins. Il l’a fait, mais s’en est rapidement acheté de nouveaux, un peu différents, cette fois.

Ma mère ne voulait plus que je joue au hockey, parce qu’il y avait trop de contacts.

Benjamin Côté, patineur de vitesse, courte piste

Lors d’un festival extérieur présenté à Edmonton, le Silver Skate Festival, Benjamin a enfilé des patins de vitesse pour la première fois, par curiosité; il a aimé ça. L’hiver suivant, il était membre d’un club de patinage.

J’ai tout de suite aimé la vitesse, mais j’ai eu besoin de temps avant de bien comprendre la stratégie, admet le patineur de 17 ans.

Comme bien des parents doivent le faire, Luc s’est mis à se déplacer pour assister aux entraînements et aux compétitions de son fils. Il a appris à connaître et à aimer le sport, mais un aspect de la discipline le dérangeait un peu.

Dans une compétition de trois jours, Benjamin patine peut-être un total de 20 minutes. J’avais besoin de me trouver quelque chose à faire.

Luc Côté, père de Benjamin et officiel de course

Le père de Benjamin a commencé par aider un peu lors des courses, puis un peu plus, et encore plus… On se met le doigt, ensuite c’est le bras, dit-il, puis on finit complètement impliqué dans le déroulement.

Luc a décidé d’obtenir sa certification pour devenir officiel de course. Il passe donc l’ensemble des compétitions, aux premières loges, à quelques mètres de la ligne d’arrivée.

Vas-y mon gars! Non!

Le père de famille voit un autre avantage à observer les compétitions à partir du banc des officiels. Quand je m’occupe du chronométrage, je n’ai pas le temps d’être stressé pour les courses de Benjamin.

Quand son fils est l'un des patineurs sur la glace, Luc se fait remplacer par un autre officiel, même s’il n’a aucune influence sur le résultat d’une course. Il veut ainsi éviter les perceptions de conflit d’intérêts.

Le seul désavantage lié à son rôle est qu’il ne peut encourager son fils.

Benjamin ne s’en fait pas, s’il était dans les estrades et qu’il m’encourageait, je ne l’entendrais pas, avoue-t-il.

Notre dossier sur les Jeux du canada 2019 à Red Deer en Alberta

Une vraie passion

Luc prend très au sérieux son rôle d’officiel. Ce n’est pas qu’un passe-temps durant les compétitions. Il lui arrive de plus en plus souvent de participer à des événements auxquels Benjamin ne participe pas.

Si un jour Benjamin décide d’arrêter le patin, Luc n’entend pas prendre sa retraite avec lui, mais il n’est pas du tout question d’arrêter pour l’instant.

Benjamin, qui voyage d’Edmonton à Calgary chaque fin de semaine pour l’entraînement, entend continuer à patiner longtemps et rêve de Jeux olympiques.

Une passion de fille en mère

Benjamin n’est pas le seul à avoir partagé sa passion du sport au sein de la famille Côté. Sa sœur Anne-Charlotte est ceinture noire de karaté.

Plutôt que d’attendre seule dans le dojo que les cours de sa fille se terminent, Marjorie Thériault a décidé, elle aussi, de suivre des cours.

Depuis maintenant sept ans, la fille et la mère vont s’entraîner ensemble, une à deux fois par semaine. La maman est maintenant ceinture marron.

Alberta

Patinage de vitesse