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« Les soins sont beaucoup plus sécuritaires » à l'hôpital d'Amos, dit la FIQ

Trois infirmières au travail.
Le projet «ratios professionnelles en soins/patients» à l'hôpital d'Amos a permis de tirer des conclusions positives, mais du travail reste à faire, selon la FIQ. (archives) Photo: Radio-Canada
Emily Blais

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ-SISSAT) fait un bilan positif du projet « ratios professionnelles en soins/patients » à l'hôpital d'Amos.

Le projet a débuté au mois de septembre 2018 au département de chirurgie pour assurer la qualité des soins.

Le nombre d'infirmières et infirmières auxiliaires a passé de 11 à 18 par période de 24 heures, pour 24 patients.

On a déjà des professionnels en soins qui peuvent nous dire que la qualité de soins est augmentée. Ils ont le temps de donner l'enseignement aux patients et le temps de faire ce qu'ils ont à faire comme travail auprès des patients. Les soins sont beaucoup plus sécuritaires. Des patients qui vont partir à la maison sûrement dans un meilleur état avec tous les renseignements nécessaires pour partir à la maison, explique la vice-présidente à la FIQ, Denyse Joseph.

Sylvie Larochelle, infirmière auxiliaire à l'unité de chirurgie à l'hôpital d'Amos, déplore toutefois que le ratio n'est pas toujours respecté.

Il y a eu quand même de grandes périodes où le ratio n'était pas respecté. Du personnel non remplacé. Au lieu d'avoir 24 patients comme le projet ratios demandait, on montait à 28 patients même si on savait que le quart de nuit ne serait pas en personnel suffisant. C'est arrivé à quelques occasions, témoigne-t-elle.

Elle ajoute que des patients avaient besoin de soins qui n'étaient pas en lien avec une chirurgie.

Ce devait être un projet chirurgie, à l'unité de chirurgie, mais on n'a pas juste des cas de chirurgie sur notre étage. Parce que sur notre étage, quand il n'y a pas de place, ça s'en vient chez nous. Que ce soit de la médecine, que ce soit des hébergés, ça peut arriver des fins de vie à l'occasion, précise Mme Larochelle.

Un besoin aussi dans les CHSLD

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec espère que les Centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) soient aussi visés par ce type de projet.

L'infirmier Alexandre Chabot parle du CHSLD de Val-d'Or. Les ratios ministériels sont de 75 à 96 patients de nuit. Et nous on a 111 patients et c'est sur quatre étages. L'infirmière qui est seule de nuit pour s'occuper de ces patients-là doit couvrir quatre étages, en plus de tous les imprévus qui peuvent se passer dans une nuit. C'est énorme. Ces gens-là peuvent même mettre leur licence en jeu. C'est la sécurité et c'est le respect des aînés à travers tout ça, avance-t-il.

Même si le projet est terminé, le ministère de la Santé et des Services sociaux a demandé que le ratio soit maintenu jusqu'à nouvel ordre.

Abitibi–Témiscamingue

Établissement de santé