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De retour au Canada, un couple de Weyburn souhaite retourner à Haïti

Marilyn et Wade Fitzpatrick.
Depuis sept ans, Wade et Marilyn Fitzpatrick accueillent différentes équipes dans leur complexe humanitaire situé à Grand-Goâve Photo: Facebook / Wade et Marilyn Fitzpatrick
Radio-Canada

Un couple de Weyburn en Saskatchewan a quitté Haïti en raison d'un manque de produits de première nécessité, causé par les manifestations contre le gouvernement qui paralysent le pays.

Au cours des six derniers mois, Wade et Marilyn Fitzpatrick étaient travailleurs humanitaires pour la mission Haïti Arise. Ils souhaitent y retourner pour poursuivre leur travail auprès de la communauté.

« Nous avons commencé à manquer d’essence, d’eau, de nourriture et de choses essentielles », a raconté M. Fitzpatrick, qui effectue du travail humanitaire depuis les sept dernières années.

Lors de leur mission humanitaire, le couple de Weyburn faisait partie d’une équipe de 22 personnes. Après des tentatives infructueuses au sol, les bénévoles ont embauché une compagnie d’hélicoptères pour les rediriger vers l’aéroport de Port-au-Prince. Au total, 26 personnes ont été transportées vers la capitale. Wade et Marilyn Fitzpatrick étaient les seuls saskatchewanais dans le groupe, les autres étaient originaires de l'Alberta.

Haïti Arise

Depuis sept ans, Wade et Marilyn Fitzpatrick accueillent différentes équipes dans leur complexe humanitaire situé à Grand-Goâve, à environ 60 kilomètres à l’ouest de Port-au-Prince.

« Nous avons environ 15 équipes qui arrivent chaque année et Marilyn et moi en prenons soin », a-t-il déclaré. « Ils viennent faire des travaux de construction, construire des maisons, des écoles, un village pour enfants et une clinique à Haïti Arise », a ajouté Mme Fitzpatrick.

Effectuer un retour

Elle mentionne qu’il y a une tension sous-jacente dans le pays.

« Les gens manifestent pour faire passer un message sur un certain nombre de choses, a-t-elle déclaré. Nous vivons dans des zones rurales et donc relativement paisibles. Nous entendons parler de manifestations à Port-au-Prince, mais elles ne nous concernent pas directement, la plupart du temps. »

« Lorsqu’il y a une escalade de l'ampleur des manifestations, il devient assez évident qu'il est assez risqué d'être là », a soutenu Mme Fitzpatrick.

Actuellement, le Canada déconseille tout voyage en Haïti. Le couple saskatchewanais a ​​l’intention d’y retourner quand la situation sera calme et que l’avis sera levé.

Devise en chute libre

Depuis le 7 février, des perturbations surviennent en Haïti à propos de milliards de dollars prétendument détournés et d'une dévaluation de la devise haïtienne, la gourde.

La gourde ne vaut actuellement qu'environ deux cents canadiens. C'est la moitié de ce qu'elle valait en 2010, après le séisme majeur, et les salaires n'ont pas augmenté.

« Les choses ont très mal commencé en été, a déclaré Wade Fitzpatrick, ajoutant que la situation s'était encore détériorée à l'automne. Nous devenions un peu inquiets de ce qui allait se passer », a-t-il conclu.

D’après les informations de Scott Larson, CBC News

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