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Achat de CHOI : Groupe Leclerc réclame une exception pour posséder 3 stations à Québec

Un micro de radio
Un micro de radio Photo: Radio-Canada
Jean-François Nadeau

Leclerc Communication demande au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) de lui accorder exceptionnellement le droit de posséder trois stations dans le marché de Québec.

Habituellement, les règles ne permettent pas de posséder plus de deux stations sur la bande FM à Québec. Le Groupe Leclerc Communication possède déjà les stations WKND 91,9 et BLVD 102,1.

Elle a acquis en août dernier les stations de radio CHOI 98,1 Radio X, à Québec, et 91,9 Sports, à Montréal, des mains de RNC MEDIA.

La direction du Groupe Leclerc affirme que l’acquisition de CHOI lui permettrait de pouvoir être plus concurrentiel face aux géants de la diffusion en ligne.

« Nous traversons des moments de turbulences dans la radio, spécialement à Québec. Nous devons faire face à la concurrence des Apple Music, Spotify et même de la nouvelle radio web QUB de Quebecor, qui ne sont pas réglementés », affirme le vice-président du Groupe Leclerc, Nicolas Leclerc.

L’entreprise de Québec prévoit qu’elle pourrait par exemple proposer à des annonceurs des forfaits publicitaires sur plusieurs stations à la fois, en incluant BVLD. La radio rock de Québec est déficitaire et a plus de difficulté à attirer les revenus publicitaires.

Ce serait une solution pour parvenir à rendre BVLD rentable, selon Leclerc qui se fait entendre mercredi à Québec.

Davantage de nouvelles locales

La direction de Leclerc s’engage aussi à accroître l’information sur les ondes de CHOI-FM, si la transaction est approuvée par le CTRC.

« Nous allons diffuser 4 heures d’actualités locales et régionales à CHOI par semaine, dont 20 minutes la fin de semaine alors qu’il n’y a pas d’obligation présentement de le faire. Il y aura aussi des bulletins de nouvelles », affirme le vice-président de Leclerc Communication, Jean- François Leclerc.

M. Leclerc assure aussi qu’il n’y aurait pas de fusion des salles de nouvelles. Les équipes vont demeurer rattachées à leurs stations et vont conserver leur indépendance éditoriale.

Pour le reste, la programmation de CHOI demeurerait essentiellement la même.

Un WKND Montréalais

Leclerc Communication souhaite par ailleurs transformer la radio sportive parlée CKLX, de Montréal, en radio musicale. Le concept de WKND FM serait exporté dans la métropole.

« Nous voulons apporter à Montréal une offre musicale inédite, c’est notre rêve éveillé depuis des années. Il y a un vide qui ne demande qu’à être comblé. Il manque de diversité musicale dans la métropole. 60% des chansons de WKND n’y sont pas entendues », affirme Jean-François Leclerc.

Le groupe affirme entre autres vouloir faire une large place à la musique émergente francophone, en promettant de réserver le quart de sa programmation de Montréal aux artistes francophones émergents.

Pas néfaste pour Bell et Cogeco

Le Groupe Leclerc estime que le fait de posséder trois stations de radio à Québec ne constituerait pas un avantage économique par rapport aux diffuseurs Cogeco et Bell.

Leclerc serait propriétaire de 3 stations sur 19 dans la capitale.

« La volatilité de l’écoute favorise les grands groupes. Avoir trois stations rééquilibrerait les forces du marché. Cogeco et Bell récoltent plus de 80 % des revenus totaux de la radio francophone au Québec. Ils ont 60 % des parts de marché », affirme Jean-François Leclerc.

Leclerc prêt à se départir d’une station?

Le CRTC n’accorde que très rarement une exception sur le nombre de stations qu’une entreprise peut posséder par marché. Il peut le faire si on démontre que l’acquisition augmenterait la qualité d’un signal ou assurerait la viabilité d’une station.

Mercredi matin, les commissaires ont demandé à plusieurs reprises aux frères Leclerc s’ils étaient prêts à se départir d’une de leurs stations.

« Ce que nous proposons à Montréal est une aventure coûteuse. Sans l’apport de trois stations à Québec, on ne pourrait pas le faire. On forme une belle famille et on ne peut pas penser laisser aller quiconque dans cette belle famille », ont répondu Jean-François et Nicolas Leclerc.

La valeur de la transaction a été évaluée par le CRTC à un peu plus de 20 millions de dollars.

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