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La famille Barho, décimée par un incendie, « une famille heureuse »

Les deux jeunes enfants de la famille Barho avec un sac à dos, sur le chemin de l'école.
Ola et Mohammed Barho lors de leur premier jour d'école en 2018. Photo: Facebook : HEART Society
Anaïs Brasier

Les sept enfants syriens morts dans un incendie à Halifax profitaient de la vie au Canada, les parents étaient des gens très accueillants, selon l'organisme qui a parrainé les réfugiés. Voici le portrait d'une famille venue au Canada pour fuir la guerre en Syrie et de parents qui rêvaient d'une vie meilleure pour leurs enfants.

Ebraheim et Kawthar Barho et leurs enfants ont fui la Syrie, déchirée par la guerre. Avec l’aide d’un groupe de parrainage privé, Hants East Assisting Refugee Team Society (HEART Society), ils ont émigré en Nouvelle-Écosse en septembre 2017.

Malgré les traumatismes que peuvent causer la guerre et l’exil, la famille a su s’intégrer au sein de sa nouvelle communauté, assure Natalie Horne, membre de la HEART Society. Les enfants profitaient de la vie comme n’importe quel enfant peut le faire.

Ils allaient à l’école, faisaient de la bicyclette, de la natation, avaient des amis, couraient dans le jardin, célébraient les anniversaires et s’amusaient avec les voisins.

Natalie Horne, membre de la HEART Society
L'enfant pose avec un accessoire pour cheveux avec des drapeaux du Canada. Agrandir l’imageRana Barho, une des sept enfants d'une famille syrienne morts dans un incendie à Halifax. Photo : Facebook : HEART Society

Les sept enfants avaient entre 4 mois et 14 ans. Ils sont tous morts dans l’incendie qui a ravagé la maison familiale, en banlieue d’Halifax, dans la nuit de lundi à mardi.

La jeune fille pose avec son certificat, visiblement fière. Agrandir l’imageRola Barho avait reçu un certificat « Élève du mois » et un prix à la fin de l'année pour ses efforts remarquables à l'école en 2018. Photo : Facebook : HEART Society

Quant aux parents, ils sont toujours à l’hôpital. Le père, Ebraheim, est dans un état critique et lutte pour sa vie. La mère, Kawthar, est aussi à l’hôpital. Elle a subi des blessures, mais on ne craint pas pour sa vie.

Ce sont des gens incroyablement chaleureux et authentiques toujours prêts à nous accueillir dans leur maison.

Natalie Horne, membre de la HEART Society

Ebraheim Barho aurait tenté de sauver ses enfants, qui dormaient au deuxième étage. Il aurait demandé à sa femme, Kawthar, d’aller chercher de l’aide. Selon Natalie Horne, celle-ci est en bonne santé physique, mais a subi un stress émotionnel extrême.

Elle a du mal à accepter ce qui s’est passé. Elle ne fait que répéter le nom de ses enfants en boucle et demande à les voir.

Natalie Horne, membre de la HEART Society
Une photo du bébé lorsqu'il venait de naître.Agrandir l’imageAbdullah, le petit dernier de la famille Barho, né au Canada et mort à quatre mois dans l'incendie qui a tué les sept enfants de la famille. Photo : Facebook : HEART Society

La famille Barho vivait dans une maison de la banlieue d’Halifax depuis quelques mois seulement. Elle habitait auparavant à Elmsdale, à une cinquantaine de kilomètres, mais avait déménagé pour suivre des cours de langue et avoir accès à d’autres services offerts aux immigrants. Elle avait prévu de retourner vivre à Elmsdale le mois prochain.

Une des enfants de la famille Barho, la jeune Hala. Agrandir l’imageHala Barho, lors d'une activité de cueillette de citrouilles, à l'automne. Photo : Facebook : HEART Society

Une famille heureuse et unie

Danielle Chiasson est devenue une amie proche de la famille Barho. Elle travaille au magasin Leno's, que fréquentait toute la famille lorsqu'elle habitait à Elmsdale. Selon elle, c'était une famille heureuse, la famille la plus heureuse, insiste-t-elle, encore sous le choc.

Passer du temps avec eux m’a permis d’apprendre beaucoup sur moi-même et mon rôle de mère. Ils formaient une famille très unie, très respectueuse, qui s'entraidait. Ça m’a inspiré à faire mieux comme parent.

Danielle Chiasson, amie de la famille
Danielle Chiasson, employée du magasin Leno's que fréquentait la famille Barho.Les enfants de Danielle Chiasson et de la famille Barho étaient devenus amis. Ses trois enfants avaient très hâte que leurs amis reviennent vivre à Elmsdale, tel que prévu. Photo : Radio-Canada

L’espoir d’une vie meilleure

Jennifer Watts, directrice de la Immigrant Services Association of Nova Scotia, assure que l’équipe de gestion de crise de l’organisme travaille avec la famille.

Les réfugiés viennent au Canada avec l’espoir d’une vie meilleure, rappelle-t-elle, ce qui rend la mort des sept enfants de la famille Barho d’autant plus tragique.

Les gens sont sous le choc, ils sont dévastés. C’est une nouvelle qui brise le cœur.

Rola, 12 ans, et Ahmad, 14 ans, se sont mis chics pour l'occasion. Agrandir l’imageRola, à gauche, et Ahmad Barho. Les deux aînés de la famille juste avant leur toute première danse à l'école. Photo : Facebook : HEART Society

Avec les informations d'Anjuli Patil, de CBC, et de Michèle Brideau

Nouveau-Brunswick

Incendie