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Accident mortel lors d'un élagage à Gatineau en juillet : la CNESST révèle plusieurs anomalies

Un arbre, une échelle et un outil pour élaguer des branches.
Un arbre et des outils d'élagage. Photo: Getty Images
La Presse canadienne

Plusieurs anomalies ont été relevées dans une enquête ayant porté sur un accident de travail mortel survenu il y a sept mois, à Gatineau, lors de l'abattage d'un arbre.

L'accident a coûté la vie à Denis Masson, un aide-élagueur au service de l'entreprise de coupe d'arbres appartenant à Omer et Bermin Laviolette, le 16 juillet.

Ce jour-là, M. Masson, son employeur et un collègue abattaient un cèdre de 15 mètres de haut sur une propriété privée. Alors que l'employeur se trouvait dans l'arbre à une hauteur de cinq mètres pour en couper une section, son collègue, au sol, guidait avec une corde la descente des branches coupées.

M. Masson, qui agissait en tant qu'aide à l'homme au sol, a constaté qu'une longue branche risquait d'arracher le fil d'alimentation électrique reliant la remise à la maison. Il s'est alors déplacé dans la zone de chute des branches, a saisi l'extrémité de la branche et l'a tirée pour la dégager.

La branche sur laquelle la corde prenait appui a cassé et a heurté M. Masson à la tête qui est décédé quelques jours plus tard des suites de ses blessures.

L'enquête de Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a relevé une absence d'organisation du travail et d'un système de communication efficace entre les travailleurs, indispensable pour ce genre de travaux, de même qu'une mauvaise délimitation de la zone dangereuse. De plus, la méthode de descente des branches a été mal appliquée et le choix de la branche de support et la position du point d'ancrage étaient inadéquats.

À la suite de l'accident, la CNESST a interdit tout travail d'élagage effectué par des travailleurs. Pour que la reprise de travaux soit autorisée, l'employeur devra notamment établir des procédures de travail sécuritaires, mais à ce jour, l'interdiction n'a pas été levée.

La CNESST transmettra les conclusions de son enquête à la Société internationale d'arboriculture Québec, à l'Association québécoise des arboriculteurs commerciaux ainsi qu'à la Fraternité provinciale des ouvriers en électricité afin que leurs membres en soient informés. Le rapport sera aussi diffusé dans les établissements de formation offrant le programme d'études Arboriculture-élagage pour sensibiliser les futurs travailleurs.

Ottawa-Gatineau

Accident de travail