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Un magasin de cannabis pourrait remplacer un restaurant du marché By

Une pancarte de la Commission des alcools et des jeux de l'Ontario.
Une pancarte indique l'autorisation de la construction d'un magasin de vente au détail de cannabis. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le président-directeur général d'une chaîne de magasins de cannabis de l'Alberta affirme que son entreprise a hâte de s'installer dans le marché By à Ottawa.

Trevor Fencott, président-directeur général de Fire and Flower, affirme que le nouvel emplacement au 129, rue York — l'ancien restaurant Smoque Shack près de la rue Dalhousie — serait idéal parce que le secteur attire de nombreux piétons et fait partie d’un secteur commercial.

Nous sommes convaincus qu'Ottawa sera un élément clé dès que les Canadiens auront accès au système de vente réglementé, a-t-il dit. C'est là que beaucoup de gens vont faire leur première expérience.

La Commission des alcools et des jeux de l'Ontario (CAJO) recueille présentement les commentaires du public sur les emplacements proposés et les devantures des magasins.

Mais avec une grande partie du travail de consultation déjà fait par le conseil municipal, M. Fencott serait très surpris de se heurter à de la résistance des gens qui vivent dans la région.

Patterson et Lavoie

Éric Lavoie a remporté, avec son partenaire, M. Patterson, une licence de dispensaire à la loterie du cannabis organisée par le gouvernement de l'Ontario, le 10 janvier. Les deux hommes ont près de 15 ans d'expérience en affaires et n'en sont pas à leur première compagnie.

Le principal défi est relatif aux délais très serrés pour obtenir les permis et fournir tous les documents nécessaires. La première semaine, il fallait qu'on donne des documents, la deuxième semaine, ça n'a pas arrêté, pis là, ça continue, a-t-il raconté.

Parmi les exigences de la Commission des alcools et des jeux de l’Ontario, Patterson et Lavoie devaient se trouver un partenaire bien établi dans le domaine qui agirait comme consultant en cas de besoin, a expliqué M. Lavoie.

Le duo a choisi Fire and Flower, une entreprise qui, selon eux, se démarque par ces produits haut de gamme et par sa mission d'éducation, deux aspects auxquels ils accordent beaucoup d'importance.

Appui des conseillers

Le conseiller municipal de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, a déclaré que la proximité des hôtels et du transport en commun rend l'emplacement fonctionnel.

Notre inquiétude n’est pas sur l’emplacement ou sur un site, c’est sur un amassement d’emplacements qui pourrait être problématique, a-t-il dit.

M. Fleury croit toutefois qu'il est important que le produit soit accessible.

Le but du gouvernement fédéral est d'enlever la vente de la drogue des mains des gangs.

Mathieu Fleury, conseiller du quartier Rideau-Vanier

La Ville d'Ottawa espère avoir les remarques de ses citoyens à ce sujet pour les 15 prochains jours.

M. Fencott espère que l'attrait de l'industrie du cannabis se glissera dans la liste des attractions qui attirent déjà des foules dans la capitale nationale.

Un homme souriant.Trevor Fencott, président-directeur général de l'entreprise Fire and Flower, dans un magasin de l'avenue Whyte à Edmonton en 2018. Photo : Radio-Canada / Terry Reith

Nous avons des choses comme les queues de castor, nous avons des choses comme la poutine et maintenant nous avons le cannabis, a-t-il mentionné.

L'entreprise, qui possède de nombreux points de vente au détail de cannabis en Alberta et en Saskatchewan, a conclu une entente avec deux gagnants de loteries du cannabis de l'Ontario pour ouvrir des magasins dans l'est de la province, le deuxième serait situé au 75, rue Brock, dans le centre-ville de Kingston.

Dans le cadre de ce partenariat, les titulaires de licence assureront la gestion quotidienne de l'entreprise, Fire & Flower fournissant l'expertise organisationnelle et institutionnelle d'une société de cannabis établie.

Il ne s'agit pas de vendre des tablettes de chocolat ou des T-shirts, mais plutôt une substance réglementée, alors vous devez vraiment savoir ce que vous faites.

Trevor Fencott, président-directeur général de Fire & Flower

L'ouverture du magasin est la partie la plus facile, a soutenu M. Fencott, mais il y a une courbe d'apprentissage abrupte lorsqu'il s'agit de naviguer dans les règlements délicats entourant la légalisation du cannabis.

C'est une des principales raisons pour lesquelles les titulaires de permis font équipe avec des entreprises plus établies, a-t-il précisé.

C'est le début de l'industrie et il est important que ce soit bien fait, a fait valoir M. Fencott.

Les entrepreneurs rêvent grand malgré l'incertitude

M. Fencott a indiqué que l'entreprise a suggéré de modéliser les locaux de la rue York d'après un autre emplacement à Edmonton, où Fire & Flower a transformé le deuxième étage du bâtiment en cuisine industrielle pour montrer aux gens comment cuisiner avec le cannabis.

La Commission des alcools et des jeux de l'Ontario indique qu'elle évalue actuellement les candidatures d'entrepreneurs qui veulent ouvrir des points de vente de marijuana à Ottawa, à Kingston, à Burlington, à Ajax et à Sudbury.

Ces villes s'ajoutent à Toronto, Brampton et St. Catharines comme hôtes potentiels.

Après avoir initialement prévu un déploiement plus large, le gouvernement a annoncé le mois dernier qu'il n'autoriserait l'ouverture que de 25 magasins à compter du 1er avril en raison des préoccupations qu'il avait au sujet de l'approvisionnement.

Avec les informations de Stu Mills

Ottawa-Gatineau

Économie