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Des mois difficiles pour les producteurs bovins de la Gaspésie

Quelques vaches regardent la caméra, curieuses, derrière une clôture de métal.
Bœufs Photo: Radio-Canada / Catherine Poisson
Radio-Canada

La sécheresse de l'été dernier a réduit la qualité des pâturages et la production de fourrage, ce qui a obligé les producteurs à acheter du foin au prix fort.

Plusieurs producteurs ont dû limiter l'engraissement de leur bête et même réduire la taille de leur troupeau de 20 %.

Le président des producteurs de bovins de la Gaspésie, Guy Gallant, explique que les agriculteurs ont aussi dû vendre des veaux de plus petites tailles puisqu’ils ont été moins nourris. On a essayé de combler avec du foin, mais c’est rarement l’équivalent d’un pâturage frais, commente M. Gallant.

Certains producteurs ont aussi préféré vendre leurs veaux puisque l’hivernage n’aurait pas permis de les engraisser, faute d’avoir suffisamment de foin.

La diminution des troupeaux aura des répercussions qui se feront sentir en 2019. Si tu diminues ton cheptel à l'automne, ça veut dire des veaux de moins pour l'été 2019. C'est un impact direct. Pour chaque vache qui a été vendue dans la région, c'est un impact entre 1500 $ et 2000 $ de moins par vache par producteur, explique M. Gallant.

Selon Guy Gallant, les producteurs ont encaissé des pertes monétaires variables selon la taille de leur troupeau.

Champ d'avoine et de pois Champ d'avoine et de pois appartenant à Maurice Veilleux, producteur de veau d’embouche Photo : Radio-Canada / Marie-Josée Paquette Comeau

Réunis en assemblée générale annuelle mardi à New Richmond, les membres du syndicat ont résolu de demander à la Financière agricole de verser l'assurance récolte du foin en novembre plutôt qu'en janvier, pour mieux résister à la production hivernale.

La Gaspésie compte environ 70 producteurs de bovins qui produisent autour de 1500 veaux d'embouche annuellement.

Réussite pour Bœuf Gaspésie

Si l’année 2018 fut difficile pour l’ensemble des producteurs bovins de la région, les sept producteurs réunis sous l’appellation Bœuf Gaspésie ont réussi à tirer leur épingle du jeu.

Avec une mise en marché de 170 bouvillons, ils ont même réussi à dégager une marge de profit supérieure à la moyenne.

Cette réussite survient même si les épiciers de la région ont peu à peu délaissé ce produit en 2014, au moment où le prix de la viande a connu une forte hausse.

Bœufs à l'engraissementBoeufs à l'engraissement Photo : Radio-Canada

La viande bovine de la Gaspésie est toutefois encore disponible dans quelques magasins spécialisés de la région.

Selon la responsable de la mise en marché de la coopérative, Marc Cyr, environ 70 % à 75 % de la production sont vendues dans deux importantes épiceries de quartiers cossus de Québec. Ce sont des gens qui cherchent un produit de qualité, qui ne regardent pas le prix, qui regardent la qualité et qui veulent acheter. Il n’y a pas d'hésitation, indique M. Cyr qui produit lui-même environ une soixantaine de bœufs par année.

D'après les informations de Pierre Cotton

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Agro-industrie