•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le manque de services en santé mentale persiste dans les écoles du Nouveau-Brunswick

Un corridor d'école vide.
Un corridor d'école vide lors d'une journée où le transport scolaire a été annulé. Photo: Radio-Canada / Francis Bouchard
Radio-Canada

Malgré la création d'un nouveau modèle dans les écoles, il reste difficile pour plusieurs élèves d'obtenir une évaluation des professionnels de la santé mentale. L'augmentation de la demande et la pénurie de professionnels risquent de compliquer la situation.

La députée du Parti vert, Megan Mitton, a profité d’une séance du comité permanent des comptes publics dédiée à l’éducation pour déplorer les temps d’attente que subissent les élèves qui souhaitent rencontrer un professionnel de la santé mentale. Leurs évaluations sont importantes puisqu’elles permettent d’avoir accès à des services spécialisés.

Certains jeunes doivent attendre des mois, voire des années, avant d’obtenir une évaluation.

J’ai parlé avec des enfants la semaine dernière et ils me disaient qu’ils veulent avoir quelqu’un avec qui ils peuvent parler, affirme Megan Mitton.

Megan Mitton, députée du Parti vert du Nouveau-Brunswick.Megan Mitton, députée du Parti vert du Nouveau-Brunswick. Photo : Radio-Canada

Le député du Parti progressiste-conservateur, Gary Crossman, reconnaît qu’il importe d’accroître les ressources disponibles. Je pense que nous avons besoin de plus d’aide pour les élèves dans les écoles.

Les libéraux espèrent que le gouvernement prendra des moyens pour élargir l’accès aux services en santé mentale.

J’espère qu’une stratégie viendra parce que ce n’est pas bon pour les élèves de rester sans aide, s’inquiète la députée libérale Cathy Rogers.

Les promesses électorales

En campagne électorale, le Parti progressiste-conservateur a promis d’avoir recours temporairement à des psychologues du secteur privé pour œuvrer dans les écoles. La députée verte Megan Mitton estime qu’il faut éviter une forme de privatisation des soins.

Pendant ce temps, le gouvernement poursuit le déploiement de la Prestation des services intégrés (PSI). Il s’agit d’équipes de travail multidisciplinaires formées de professionnels des ministères de l’Éducation, de la Santé, du Développement social et de la Justice.

Ce nouveau système aurait réduit le temps d’attente dans les régions dans le comté de Charlotte et la Péninsule acadienne. Le PSI a été étendu à toute la province en 2017.

Des hauts-fonctionnaires du ministère de l’Éducation ont toutefois souligné que le manque de ressources est aussi lié à une pénurie de professionnels en santé mentale. Plusieurs postes seraient d’ailleurs vacants, au moment même où les besoins semblent augmenter.

D'après un reportage de Michel Corriveau

Nouveau-Brunswick

Santé mentale