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Réévaluation d'une desserte de la CTMA : crainte d'une rupture de service si le dossier s'éternise

Le CTMA veut un seul bateau de croisières
Jean-François Deschênes

Le directeur de la Coopérative de transport maritime et aérien (CTMA) craint une rupture de service si le gouvernement allonge le délai d'analyse du projet de desserte entre Montréal et les Îles-de-la-Madeleine. Le mois dernier, Québec a annoncé qu'il annulait les décrets pour la construction d'un nouveau navire et qu'il reprenait l'évaluation depuis le début.

Ç’a été un choc pour la CTMA : le directeur général de la CTMA, Emmanuel Aucoin, a eu toute une surprise lorsque le gouvernement Legault a annoncé sa décision.

Le directeur aurait aimé avoir l’occasion de défendre son projet. Ç’a été difficile à vivre, la façon dont ç’a été fait. C’est-à-dire que la CTMA l’a appris en même temps que l’ensemble des partenaires de la communauté maritime.

Décret de l’ancien gouvernement

  • L'ancien gouvernement libéral avait donné son aval. Il avait entre autres renouvelé le contrat de la CTMA pour 20 ans avec possibilité de prolongation d’une autre période de 20 ans. Il permettait également à la coopérative de lancer un appel d'offres à l'international.
Deux coques de navires où leur nom respectif est inscrit.Il est difficile de trouver des pièces de remplacement pour ces deux navires qui sont rendus au bout de leur vie utile. Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Depuis, il y a eu quelques rencontres avec Québec. Un comité travaille à réévaluer le dossier.

Le ministre des Transports, François Bonnardel, a promis de donner sa réponse le 12 juin.

Pour le directeur général de la CTMA, il ne faut surtout pas que ça s'éternise.

Les navires sont vieux et les pièces de remplacement se font rares. Dans un tel cas, il craint une rupture du service de cargo entre l’archipel et la province de Québec. Il faut refaire nos pièces à partir de pièces existantes parce que les plans n'existent plus, parce que les fournisseurs n'existent plus. C'est des pièces européennes pour la plupart, donc c'est un défi. On le vit actuellement, on le fait. On réussit à passer au travers, explique M. Aucoin.

Les délais et chaque mois vont nous amener des risques au niveau de rupture de services.

Emmanuel Aucoin, directeur général, CTMA
Le directeur général de la CTMA, Emmanuel AucoinLe directeur général de la CTMA, Emmanuel Aucoin Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Chantier maritime Davie

L'entente entre la CTMA et l'ancien gouvernement n'avait pas plu au chantier maritime Davie.

Selon la requête qui a été retirée depuis le décision de revoir le dossier, l'entente comportait des irrégularités. Elle précisait notamment que le rôle de la desserte revient normalement à la Société des traversiers du Québec (STQ).

Emmanuel Aucoin ne se formalise pas de ce point.

Il rappelle que sa coopérative fait des affaires avec Québec depuis près de 60 ans.

Ce n'est pas d'aujourd'hui qu'on fait des affaires avec le gouvernement et on est habitué de gérer des contrats gouvernementaux. La CTMA, tout simplement, aura la chance de faire valoir ses points lorsque ça sera requis.

Emmanuel Aucoin, directeur général, CTMA
Trois navires dans un port de mer.La CTMA possède un total de trois navires. Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Comité interministériel

La CTMA ne fait pas partie du comité de réévaluation de la desserte maritime qui est composé de plusieurs ministères et d’un seul représentant madelinot, le maire Jonathan Lapierre.

Il assiste aux rencontres et tente de répondre aux questions des fonctionnaires.

Un point lui tient particulièrement à cœur lors des rencontres, il n'est pas question de laisser la STQ remplacer la CTMA pour cette desserte.

En aucun cas, on ne veut quelque chose de similaire à Matane-Godbout et je pense que la dernière année a été très éloquente.

Jonathan Lapierre, maire des Îles-de-la-Madeleine
Paysage. Le port de Cap-aux-Meules.Le port de Cap-aux-Meules Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

La CTMA a investi jusqu’à présent plus de trois millions de dollars dans le projet de construction d'un nouveau navire, évalué à 200 millions de dollars.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

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