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Un Trifluvien voit grand pour son équipe de hockey de la Corée du Sud

Un entraîneur parle aux hockeyeurs dans la chambre des joueurs.
Manos Volikakis s'adresse à son équipe dans la chambre des joueurs quelques minutes avant leur première partie du tournoi. Photo: Radio-Canada
Marie-Pier Bouchard

Une dizaine de jeunes hockeyeurs de la Corée du Sud participent ces jours-ci à un tournoi pee-wee de Lévis et leur entraîneur, un Québécois originaire de Trois-Rivières, parle déjà d'en faire une tradition annuelle. Il rêve même que son équipe se taille une place un jour au prestigieux Tournoi de hockey pee-wee de Québec.

Manos Volikakis enseigne l'éducation physique en Corée du Sud depuis 10 ans dans une école internationale.

Sept ans après avoir mis sur pied un programme de hockey, il réalise un rêve : faire vivre l’expérience d’un tournoi de hockey au Québec à ses petits joueurs sud-coréens.

Son équipe participe à l'International pee-wee B.S.R. dans le secteur Saint-rédempteur à Lévis, le petit frère du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec.

La raison pour laquelle je me sens encore chez nous en Corée, c'est le hockey. C'est ce qui fait que je suis encore là 10 ans pour tard, lance d’emblée l’entraîneur. Il y a 10 ans, trois jours après que je sois arrivé en Corée, je jouais au hockey.

Pour moi le sport est important pis le hockey fait partie de ça. C'est juste une manière de le partager avec eux.

Manos Volikakis, directeur des sports au primaire, École Chadwick International de la Corée du Sud
Des jeunes hockeyeurs sud-coréens sur le banc des joueurs dans un aréna.Manos Volikakis, originaire de Trois-Rivières, est l'entraîneur de l'équipe de la Corée du Sud au Tournoi de hockey pee-wee B.S.R. de Lévis Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Bouchard

Manos Volikakis ne s’en cache pas, il aspire un jour à ce que son équipe de la Corée du Sud participe au prestigieux tournoi de hockey pee-wee de Québec.

Quand on sait que le tournoi de Québec c'est le plus gros tournoi. Un jour on va peut-être aller au tournoi de Québec, mais présentement on est ici et c'est notre niveau, affirme-t-il.

L’équipe n’avait pas encore joué son premier match de tournoi que déjà, Manos Volikakis affirmait qu’il allait être de retour l’an prochain. Lui-même a déjà participé à ce tournoi quand il était enfant.

C'est notre première année pis ce n’est pas la dernière.

Manos Volikakis, directeur des sports au primaire, École Chadwick International de la Corée du Sud
Une entraîneur de hockey en entrevue à la télé dans les gradins de l'aréna.Manos Volikakis, directeur des sports au primaire à l'École Chadwick International de la Corée du Sud Photo : Radio-Canada

L’entraîneur explique que contrairement à ce qu’on peut penser, le hockey est très populaire chez les jeunes en Corée et qu’il y a de très bons joueurs. Cependant, il mentionne que c’est un sport qui est offert seulement par des organisations privées.

Selon lui, la Corée aurait le potentiel de se démarquer au niveau mondial, mais impossible sans l’engagement du gouvernement.

Au Québec pour la première fois

L’équipe de la Corée du Sud est formée de 17 joueurs âgés de 10 à 12 ans.

Pour la majorité d’entre eux, c’est la première fois qu’ils mettent les pieds au Canada.

I feel very exciting because it's my first time like doing hockey games in like foreign areas, a déclaré en anglais un des jeunes rencontrés quelques minutes avant la première partie du tournoi. (« Je suis très excité parce que c'est la première fois que je joue au hockey à l'étranger », traduction libre.)

Un joueur de hockey de l'équipe de la Corée du Sud en entrevue à la télé.Un joueur de l'équipe pee-wee de la Corée du Sud se dit excité de jouer au hockey à l'étranger. Photo : Radio-Canada

Le capitaine a déclaré, avec beaucoup de sagesse, qu’il ne sait pas si l’équipe va perdre ou gagner, mais que les joueurs vont travailler fort à chaque match.

I'm not sure if we gonna win or loose. But I thing we will putting full effort in every game. I think it's a very good experience, a-t-il dit en anglais.

Un joueur de hockey de l'équipe de la Corée du Sud en entrevue à la télé.Le capitaine de l'équipe de la Corée du Sud qui participe au Tournoi international de hockey pee-wee B.S.R. de Lévis. Photo : Radio-Canada

Manos Volikakis profite aussi de son passage au Québec pour faire découvrir sa culture aux élèves. Ils ont déjà vécu l'expérience de la cabane à sucre et celle du traîneau à chiens.

Un peu d’histoire

Le tournoi de hockey pee-wee B.S.R., qui en est cette année à sa 44e présentation, était à une certaine époque le volet consolation du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec : les équipes qui perdaient à Québec allaient ensuite jouer à Lévis.

Le tournoi de Lévis s’est détaché de celui de Québec en 2002 et a obtenu un statut « international » en 2005.

La vice-présidente exécutive du Tournois international de hockey pee-wee B.S.R. de Lévis, Stéphanie Dumas, parle du tournoi de Québec comme d'un petit frère avec qui on n'a jamais cessé de collaborer.

La grande différence, c’est qu’on accueille des calibres moins élevés, ça permet à des enfants de toutes les catégories de pouvoir profiter de l’expérience de jouer contre des équipes internationales, explique Mme Dumas.

C’est la première fois cette année que le Tournoi international de hockey pee-wee B.S.R. de Lévis accueille une équipe de la Corée.

En tout, 110 équipes participent au tournoi et l’organisation affirme qu’elle a dû en refuser quelques unes tellement la demande était forte.

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