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Le gouvernement Legault financera « bientôt » la décontamination de l’est de Montréal

Un convoyeur reçoit des sols contaminés déposés par une grue.

La Ville de Montréal a lancé un programme visant à accélérer la décontamination de nombreux terrains de la métropole.

Photo : Radio-Canada

Romain Schué

L'est de Montréal bénéficiera « bientôt » d'un fonds de 200 millions de dollars pour réhabiliter des terrains contaminés. Présente en compagnie de Valérie Plante, la mairesse de Montréal, pour mettre de l'avant un investissement décidé par l'ancien gouvernement libéral, la ministre responsable de la métropole, Chantal Rouleau, a assuré que cette promesse électorale verra prochainement le jour.

« On est en train de travailler avec la Ville de Montréal, les partenaires et Investissement Québec pour organiser la mécanique de ces 200 millions », a déclaré Chantal Rouleau mardi.

La ministre et ancienne mairesse de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles n’a cependant pas voulu s’engager sur l’échéancier de cette promesse faite par la Coalition avenir Québec au cours de la dernière campagne électorale.

Elle a néanmoins certifié que ce montant sera réservé pour des terrains situés à l’est du boulevard Pie-IX.

« On a hâte », a de son côté affirmé Valérie Plante, rappelant que le premier budget du nouveau gouvernement est en cours d’élaboration. « C’est sûr que plus les sommes arrivent rapidement, mieux c’est », a-t-elle ajouté, précisant que la Ville a d’« immenses » besoins.

Chantal Rouleau et Valérie PlanteAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La ministre Chantal Rouleau (à gauche) a promis qu'un montant de 200 millions sera prochainement versé par Québec pour décontaminer des terrains de l'est de Montréal.

Photo : Radio-Canada

Un programme promis par le gouvernement Couillard

La promesse caquiste de 200 millions était sur toutes les lèvres mardi, alors que Chantal Rouleau et Valérie Plante dévoilaient les détails d’un programme de subvention de 75 millions de dollars visant à décontaminer des terrains sur l’ensemble du territoire de la Ville de Montréal.

Ces 75 millions avaient pourtant été annoncés par le gouvernement Couillard en mars 2018. « On a maintenu [cet engagement] », a souligné la ministre.

Géré par la Ville de Montréal, ce programme se veut large et ouvert. Des projets municipaux ou privés peuvent être admissibles.

On pourrait décider d’acheter un terrain, d’utiliser ces sommes pour le décontaminer et faire un parc. Si on peut augmenter la canopée, on va le faire.

Valérie Plante, mairesse de Montréal

Les subventions varieront quant à elles, de 15 % à 70 % des dépenses admissibles, en fonction du type de décontamination qui sera choisi.

Une obligation a néanmoins été édictée pour les promoteurs souhaitant faire décontaminer un terrain dans le but d’y construire des immeubles résidentiels. Ces derniers devront impérativement comprendre des logements sociaux, abordables ou familiaux. Un règlement municipal, fixant ces critères, devrait prochainement voir le jour, a précisé la mairesse Plante.

Près de 44 millions pour des bâtiments verts

Un programme d’investissements durables visant à favoriser l’investissement immobilier voit également le jour. Il doit permettre la construction de bâtiments verts d’ici la fin 2024, par le biais d’une subvention « correspondant à la hausse de la taxe foncière générale reliée à la construction, la rénovation, l’agrandissement ou la démolition-construction », précise la Ville de Montréal. Le gouvernement du Québec finance 7 millions des 43,6 millions prévus dans ce programme.

Des sommes jugées insuffisantes

Dénonçant « des nouvelles qui sont recyclées », le chef de l’opposition montréalaise, Lionel Perez, réclame « un plan d’affaires », « plus de transparence » pour connaître « l'ampleur » des décontaminations à réaliser. Il demande aussi des investissements plus importants.

« Tout le monde le reconnaît, on sait qu’avec 75 millions, on ne peut pas aller très loin », a-t-il réagi.

Cette somme ne correspondrait qu’à « un dixième de ce qui est requis » sur l’ensemble de la Ville de Montréal pour réhabiliter ces terrains contaminés, a quant à elle affirmé Christine Fréchette, présidente de la Chambre de commerce de l’est de Montréal (CCEM).

Présente au moment de l'annonce du programme de 75 millions, cette dernière soutient que « le niveau de toxicité est encore plus élevé [sur les terrains situés] dans l’est de Montréal ». Même l’investissement de 200 millions supplémentaires risque de ne pas être suffisant, reprend-elle.

« Il faudrait au moins le double, sinon plus, pour tourner la page sur ce phénomène qui est considérable », juge-t-elle.

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) a de son côté salué ces initiatives qui démontrent « l’importance de maximiser le potentiel de développement des nombreux terrains contaminés de la métropole et de miser sur des projets durables », a souligné par voie de communiqué son directeur Michel Leblanc.

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