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Mort de Babak Saidi : aucune accusation portée contre un agent de la PPO

Un homme qui ouvre un cadeau de Noël. (Archives)
Babak Saidi, 43 ans, a été abattu par la PPO. (Archives) Photo: Courtoisie - Elly Saidi
Radio-Canada

Le directeur de l'Unité des enquêtes spéciales (UES) a conclu mardi « qu'il n'y avait aucun motif raisonnable de porter des accusations criminelles contre un agent de la Police provinciale de l'Ontario » en lien avec la mort par balles de Babak Saidi survenue il y a plus de deux ans.

La victime, un homme de 43 ans, a été abattue à Morrisburg, petite municipalité à 80 km au sud d’Ottawa, le 23 décembre 2017.

Babak Saidi souffrait de schizophrénie, selon sa soeur, Elly Saidi.

Cette dernière est très déçue des conclusions de l'enquête et soulève quelques doutes sur le processus d'investigation.

Nous avons plus de questions que de réponses!

Elly Saidi, soeur de la victime

Mme Saidi soutient que les bandes video qui ont capté les derniers moments de son frère sont de mauvaise qualité et qu'on ne voit pas clairement ce qui s'est passé.

Elle affirme que l'Unité des enquêtes spéciales a seulement tenu compte du témoignage du policier qui a été recueilli sept ou huit mois après la fusillade.

Le témoignage du policier ne concorde pas avec ce qui est écrit dans le rapport médico-légal, a-t-elle souligné. Et, il n'y a rien de plus fiable que la médecine légale.

Une condamnation en 2014 pour agression, coups et blessures forçait Babak Saidi à se présenter chaque semaine au poste de police de Morrisburg.

Le contrôle de M. Saidi, ce samedi 23 décembre 2017, a viré au drame.

Les policiers ne savent pas comment agir en face d'une personne qui a des troubles de santé mentale.

Elly Saidi, soeur de la victime

L’homme, qui avait des problèmes de santé mentale connus des policiers, est entré dans le poste de police vers 11 h. Un affrontement a eu lieu avec des agents de police, et l'un d'eux a fait feu sur l'homme à l'extérieur du bâtiment.

Quatre enquêteurs et trois enquêteurs spécialistes des sciences judiciaires ont été chargés de faire la lumière sur cet événement.

Ottawa-Gatineau

Justice et faits divers