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Une infirmière a travaillé en moyenne 12 heures par jour pendant 23 jours consécutifs

Photo flou montrant au centre une infirmière poussant une civière.
Une infirmière dans un couloir. Photo: Shutterstock / John Panella
Jean-Marc Belzile

La Fédération interprofessionnelle de la Santé en Abitibi-Témiscamingue demande que des changements soient apportés à l'unité de natalité et d'obstétrique de l'hôpital de La Sarre. Le syndicat estime que les conditions de travail sont très difficiles pour les employés en ce moment.

Une rupture de service est prévue dans cette unité à partir de jeudi, pour une durée indéterminée en raison d'un manque de personnel. Une infirmière aurait notamment travaillé 23 jours consécutifs, dont 11 journées de 16 heures, selon la FIQ.

Une autre aurait travaillé 13 jours sur 14, dont 7 journées de 16 heures, toujours selon le syndicat.

C'est à se demander si au niveau des soins sécuritaires c'est raisonnable qu'une infirmière puisse faire ce nombre d'heures et de considérer que ses soins sont encore sécuritaires. Nos membres sont amenés sur une corde raide, dans des situations où ils ne sont pas si protégés que ça. Ils veulent bien donner le service, mais humainement, un moment donné, du temps on peut en faire, mais il y a des limites aussi, ajoute le président de la FIQ en Abitibi-Témiscamingue, Michaël Bouchard

Depuis quelques années, les départements de médecine-chirurgie et de natalité sont regroupés, ce qui fait en sorte que les infirmières doivent travailler dans les deux départements.

Michael Bouchard croit qu'il faudrait séparer les deux départements.

À partir de cette date-là, c'est là que les insatisfactions ont apparu et qu'on a vu un climat de travail changer. Au niveau de l'obstétrique, ils ont perdu des joueurs, il y a des gens qui sont partis, ça ne leur tentait plus de travailler avec une clientèle en obstétrique et en chirurgie-médecine parce que ce sont des spécialités assez différentes aussi, mentionne M. Bouchad.

La députée d'Abitibi-Ouest, Suzanne Blais, assure suivre la situation de près. Elle compte tout faire pour s'assurer que le service revienne.

Ça m'inquiète beaucoup, on va travailler avec le CISSS et on va s'assurer que les mamans vont accoucher à La Sarre, a confié la députée.

Concernant la rupture de services en obstétrique, le CISSS-AT assure que les femmes enceintes du secteur seront informées par téléphone et par écrit des mesures mises en place.

La présidente directrice-générale adjointe du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue, Caroline Roy, convient qu'il y a une pénurie de ressource.

« Dans un contexte où l'unité d'obstétrique est en petit nombre, l'épuisement s'est fait sentir, on a préféré faire un temps d'arrêt, pour réaliser des actions pour nous permettre de rouvrir le service en Abitibi-Ouest », a assuré Mme Roy.

Abitibi–Témiscamingue

Santé