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Moncton a besoin d’un nouveau refuge pour sans-abri, selon des intervenants

Quelques véhicules sont garés devant le vieil édifice

L'ancienne caserne des pompiers du boulevard Assomption sert temporairement de centre de réchauffement durant le jour et de refuge durant la nuit, qui doit fermer le 31 mars.

Photo : CBC/Shane Magee

Radio-Canada

Un nouveau refuge permanent pour les personnes itinérantes est nécessaire à Moncton parce qu'un refuge temporaire va fermer à la fin de mars, selon des défenseurs des démunis.

Le nombre de personnes sans abri dans la région a augmenté au point où les autres refuges ne pourront répondre à toute la demande lorsque le refuge temporaire fermera, explique Lisa Ryan, du programme d’intervention ReBrancher, de l'organisme de bienfaisance YMCA.

ReBrancher est l’un des organismes qui dirigent le refuge temporaire aménagé l’automne dernier dans une ancienne caserne des pompiers le long du boulevard Assomption avec l’appui financier des gouvernements municipal et provincial.

Ce refuge accueille environ 50  personnes chaque nuit. Un autre refuge temporaire ouvert par l’organisme Humanity Project à l’aide de dons privés accueille pratiquement autant de gens.

Les refuges permanents dans la ville ne peuvent accueillir la centaine de personnes hébergées dans les centres temporaires, confirme Vincent Merola, agent de développement en inclusion social à la Ville de Moncton.

Des groupes communautaires demandent de l’aide du provincial pour aménager un refuge où la consommation de produits comme l’alcool serait permises, affirme M. Merola. À l’heure actuelle, cette consommation est interdite dans les deux principaux refuges dans la ville, les maisons Nazareth et Harvest.

Les discussions avec le provincial ne sont encore qu’à une étape préliminaire, ajoute M. Merola. L’idée de permettre une certaine consommation de drogues avec une supervision y a déjà été mentionnée.

Le provincial va poursuivre le travail avec les autres ordres de gouvernement et les organismes communautaires pour trouver des solutions à court et à long terme afin d’aider les sans-abri, explique Sarah Williams, une porte-parole du ministère du Développement social.

Les intervenants attendent le plan du provincial pour le logement abordable

Entre-temps, Lisa Ryan et Vincent Merola disent attendre des nouvelles du provincial au sujet d’un plan en matière de logement à prix abordable.

Le gouvernement fédéral a annoncé en 2017 une stratégie nationale de dix ans et de 40 milliards de dollars en ce domaine. Le Nouveau-Brunswick doit recevoir des millions de dollars, y compris des fonds pour appuyer des initiatives communautaires. La province a annoncé à l’automne 2017 son intention de formuler un plan. L’argent du fédéral doit commencer à arriver le 1er avril.

Portrait de Lisa RyanAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Il est frustrant de formuler un plan pour le logement abordable à l'échelle locale sans connaître celui du provincial, explique Lisa Ryan, du programme ReBrancher du YMCA.

Photo : CBC/Shane Magee

Lisa Ryan affirme que les intervenants n’ont pas encore entendu grand-chose du provincial quant à ce qu’il compte faire de ces fonds. Ce manque d'information est frustrant lorsque les intervenants tentent de formuler un plan à l’échelle locale, ajoute-t-elle.

Sarah Williams explique que le plan du provincial sera rendu public quand il sera prêt.

Un consultant embauché par la Ville de Moncton a préparé un plan en matière de logement à prix abordable, mais il manque encore la partie provinciale. Le plan local sera présenté malgré tout au conseil municipal le 1er avril.

Moncton ne peut plus attendre la province pour agir, selon M. Merola. Certaines mesures prévues dans le plan local encourageraient la construction de logements à prix abordable, mais M. Merola ne peut en dire plus avant que le document soit présenté aux conseillers municipaux.

La ministre du Développement social, Dorothy Shephard, a expliqué sur les ondes de CBC la semaine dernière qu’il fallait surmonter quelques obstacles dans les négociations entre le provincial et le fédéral. Elle a précisé que les deux gouvernements ne sont pas encore d’accord quant à l’utilisation des fonds pour construire des logements à prix abordables ou pour subventionner des loyers.

Dorothy Shephard en entrevueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Il reste encore au provincial et au fédéral de s'entendre sur l'utilisation des fonds, explique la ministre du Développement social du Nouveau-Brunswick, Dorothy Shephard.

Photo : CBC/Roger Cosman

Lisa Ryan estime que des suppléments au loyer ne devraient pas être la seule solution. Plusieurs personnes aidées par le programme ReBrancher avaient essuyé un refus de la part de propriétaires, explique-t-elle.

Il y a aussi eu des cas où des personnes qui ont été placées dans un appartement sans recevoir de service d’appui suffisant et qui ont endommagé le logement, ajoute MmeRyan, qui dit comprendre pourquoi des propriétaires sont hésitants. Mais elle qualifie leur refus de discrimination.

Avec les renseignements de Shane Magee, de CBC

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale