•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Rimouski dit non à la fracturation hydraulique

En mars 2013, un ouvrier surveillait des réservoirs et des tuyaux servant à l'extraction de gaz de schiste à Rifle, dans l'Ouest du Colorado.
La fracturation hydraulique permet d'extraire du gaz naturel ou du pétrole en injectant de l'eau, du sable et des produits chimiques dans un puits sous pression foré à même la roche (Archives). Photo: Associated Press / Brennan Linsley
Radio-Canada

La Ville de Rimouski veut que Québec lui accorde le pouvoir de protéger ses sources d'eau potable d'éventuels projets d'exploration pétrolière sur son territoire. Lundi, le conseil municipal a adopté à l'unanimité une résolution afin que le gouvernement provincial reconnaisse ce pouvoir « dans les meilleurs délais ».

La Ville veut par le fait même interdire tout projet de fracturation hydraulique à Rimouski.

Un règlement semblable avait été adopté en 2016, mais il n'a jamais obtenu l'aval du ministre de l'Environnement.

Les représentations de la Ville de Rimouski n'ont pas reçu l'attention minimalement requise afin de permettre la protection des sources d'eau potable.

Extrait de la résolution adoptée à l'unanimité par le conseil municipal de la Ville de Rimouski

Le maire de Rimouski, Marc Parent, se dit conscient que pour l'instant, ce qui a été voté par le conseil n'a pas de valeur légale. Il estime cependant que le message envoyé au gouvernement est clair.

C'est un geste symbolique. C'est la Ville de Rimouski, c'est le conseil municipal de Rimouski qui vient de dire au gouvernement : nous on veut mettre un terme à la fracturation hydraulique sur le territoire de la Ville de Rimouski, on ne veut pas que ça se produise.

Marc Parent, maire de Rimouski
Le conseil municipal de RimouskiLe conseil municipal de Rimouski Photo : Radio-Canada / Édith Drouin

C'est le conseiller du district de Saint-Odile, Grégory Thorez, qui a proposé la résolution au conseil municipal.

On veut que notre nouveau gouvernement [...] reconnaisse ce que l'on est supposé être, c'est-à-dire un gouvernement de proximité. On a des devoirs, des obligations envers la population, notamment au niveau de la qualité de l'eau, a-t-il précisé, en ajoutant qu'il espère que d'autres villes emboîteront le pas.

Les citoyens Patricia Posadas et Benoit Saint-Hilaire, qui demandent depuis des années à la Ville d'intervenir dans ce débat sur l'exploration pétrolière, ont salué la décision des élus rimouskois.

D'après les informations de Denis Leduc

Bas-Saint-Laurent

Politique municipale