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Le numéro 2 du département américain de la Justice devrait se retirer en mars

 Le procureur général adjoint des États-Unis, Rod J. Rosenstein lors de la Conférence sur le leadership des combattants du crime de Los Angeles à Los Angeles, Californie, États-Unis, le 7 février 2019.
Rod J. Rosenstein a confié en mai 2017 au procureur Robert Mueller l’enquête sur les soupçons d'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016. Photo: Reuters / Mike Blake
Reuters

Le procureur général adjoint Rod Rosenstein, qui a nommé le procureur spécial Robert Mueller à la tête de l'enquête sur les soupçons d'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016, devrait quitter ses fonctions à la mi-mars, a déclaré lundi un représentant du département de la Justice.

Il était attendu que Rod Rosenstein quitte son poste depuis que le Sénat a confirmé la semaine dernière la nomination au poste de procureur général (ministre fédéral de la Justice) de William Barr, vétéran de la politique américaine, qui va désormais superviser l'« enquête russe ».

L'actuel numéro deux du département de la Justice a confié en mai 2017 au procureur Robert Mueller la charge de cette enquête et la supervisait, après que l'ancien procureur général Jeff Sessions se fut récusé pour avoir omis de faire état de contacts avec des officiels russes durant la campagne présidentielle de 2016. Jeff Sessions avait ensuite été limogé par Donald Trump en novembre dernier.

Donald Trump, qui qualifie l'enquête russe de « chasse aux sorcières », s'est emporté à plusieurs reprises contre le département de la Justice et Rod Rosenstein.

En décembre, le président américain affirmait dans une série de messages sur Twitter que le procureur général adjoint se retrouvait en plein conflit d'intérêts dans ce dossier, qui porte aussi sur une possible collusion entre l'équipe de campagne Trump et des représentants russes.

Donald Trump, président des États-Unis

Des rumeurs insistantes couraient à l'automne dernier sur un possible limogeage de Rosenstein à la suite d'un article du New York Times affirmant que celui-ci avait mis en doute l'aptitude de Trump à exercer la fonction présidentielle et suggéré d'enregistrer des conversations avec lui, dans l'optique d'invoquer le 25e amendement de la Constitution, qui permet de relever le président de ses fonctions.

L'ancien directeur par intérim du FBI, Andrew McCabe, a confirmé dans l'émission 60 Minutes que Rosenstein avait envisagé de porter un micro lors de ses entrevues avec Trump.

Trump a accusé lundi McCabe et Rosenstein de planifier un acte qu'il a décrit sur Twitter comme « très illégal ».

Selon le représentant du département de la Justice, le départ de Rosenstein n'est pas lié aux accusations selon lesquelles il a envisagé d'enregistrer ses réunions avec Trump.

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