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District 31 : la vie de moine de Luc Dionne

Une journée dans la vie de Luc Dionne
Radio-Canada

Si District 31 fait partie de la routine quotidienne de nombreux téléspectateurs, la série s'impose d'autant plus dans celle de son auteur, Luc Dionne, de qui elle exige une discipline irréprochable pour produire des dizaines de pages de texte par semaine.

« On a le privilège d'entrer dans la maison des gens quatre soirs par semaine, on a une responsabilité qui vient avec ça », affirme le scénariste en entrevue.

Luc Dionne n’est pas capable de dire précisément combien d’heures il écrit par jour, mais il estime que le chiffre se situe entre 12 et 14 heures. « Ça dépend du niveau d’urgence et à quel point je suis en retard. On part avec une avance, que je perds pour toutes sortes de raison. »

Il doit écrire 160 pages par semaine. S’il ne tient pas ce rythme effréné, il doit rattraper le temps perdu la semaine suivante. Il dit toutefois ne pas ressentir d’angoisse pour l’écriture des textes. « On finit toujours par y arriver. »

Luc Dionne raconte qu'une journée typique dans sa vie commence vers 5 h. Il écrit jusqu’au dîner, puis continue jusqu’en fin de journée. Il regarde ensuite l’épisode du jour à 19 h, en même temps que tout le monde. « Je critique tout. »

Il dit vivre une vie de moine lorsqu'une saison est en cours.

On sort très rarement, on sort très peu. [...] Je ne fais rien, je suis juste à la maison et je ne fais que travailler.

Luc Dionne

Où trouve-t-il l’inspiration pour toutes ces histoires? Luc Dionne dit qu’il n’invente pas grand-chose et que les idées lui viennent de partout. « Je vais puiser dans l’actualité, je vais puiser dans des histoires que des gens me racontent. »

« J’ai beaucoup d’amis qui ont occupé des postes importants au sein de corps policiers, et j’ai moi-même été attaché politique, ce sont des environnements que je connais bien. »

Le couple qui vit au rythme de District 31

Sa conjointe, Annie Létourneau, relit ses textes pour s’assurer de la cohérence, et surtout, pour que les noms des personnages demeurent les mêmes. Car Luc Dionne avoue qu’il oublie des choses. « Mes journées ont parfois 32 heures, et mes semaines sont de 14 jours », dit-il.

« Quand on raconte une histoire, surtout des intrigues policières, c’est important, le détail », explique-t-elle. Tout doit coller au récit qui est raconté depuis le début de la série.

La série s’est donc imposée dans le quotidien d’Annie Létourneau également, avec cette nouvelle collaboration professionnelle pour le couple.

« Notre vie est vraiment en fonction de District 31. Honnêtement si je n’étais pas impliquée dans le projet je pense que ça aurait été dur sur le couple parce que c’est énormément de travail. »

Chaque saison, Luc Dionne dit avoir le sentiment d’entrer dans un long tunnel. « Tu ne vois presque pas la lumière au bout du tunnel », dit le scénariste pour illustrer ses propos. Il précise que les derniers épisodes d’une saison sont les plus difficiles à écrire.

Il ne se voit toutefois pas mettre un point final à l’aventure de District 31 dans un avenir rapproché. Tant qu'il aura le plaisir d'écrire, il va continuer. « On verra. »

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