•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les pédiatres réclament une commission d’enquête sur les ordonnances de médicaments pour le TDAH

Un contenant en plastique et des comprimés de Concerta de 54 mg déposés sur une table blanche.
Des comprimés de Concerta, un médicament utilisé pour traiter le TDAH Photo: Radio-Canada / Louis Gagné
Radio-Canada

La soixantaine de pédiatres qui ont récemment dénoncé les ordonnances abusives de médicaments pour les enfants aux prises avec un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) reviennent à la charge.

Ils ont tenu un point de presse lundi matin à l'Assemblée nationale en compagnie du député de Jonquière, Sylvain Gaudreault.

L’élu et les pédiatres demandent une commission parlementaire pour que la question soit étudiée en profondeur.

Sylvain Gaudreault dit avoir abordé ce sujet avec le président de la Commission de la santé et des services sociaux.

J’ai écrit au président et je tends la main au gouvernement avec sa majorité pour accepter ce mandat d’initiative [...] On pourrait envisager une commission parlementaire où on entendrait les représentants du groupe qui est ici, mais également des professionnels en éducation, des gens dans les écoles, des groupes de parents et tirer de cela des conclusions et des recommandations, croit le porte-étendard péquiste.

Des données dévoilées en décembre révèlent que le tiers des élèves du secondaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont un diagnostic de TDAH. Les chiffres proviennent de l'Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire.

Médecin debout en entrevue devant une affiche rouge du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le pédiatre Jean-Benoît Bouchard Photo : Radio-Canada

Le pédiatre Jean-Benoît Bouchard pense qu’un examen de conscience s'impose bien au-delà de la pratique de la médecine.

Il y a les écoles, il y a le réseau scolaire, il y a les parents qui doivent être interpellés. On en a à qui on refuse les psychostimulants, même si les parents partent fâchés du bureau parce que la garderie ou l’école va capoter. À ce moment-là, c’est à nous, médecins, de dire : "On n’en prescrit pas pour telle ou telle raison".

Jean-Benoît Bouchard, pédiatre

La CAQ en faveur

La Coalition avenir Québec (CAQ) est en faveur d'une commission parlementaire. Le parti précise toutefois que c'est la Commission de la santé et des services sociaux qui devra statuer sur la question.

À l’instar de Sylvain Gaudreault, la CAQ invite tous les partis politiques à collaborer.

Selon une étude de l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESS), c'est au Saguenay-Lac-Saint-Jean que le taux de prévalence de l'usage des médicaments spécifiques au TDAH est le plus élevé.

Il se situe à 11 % dans la région, alors que la moyenne québécoise oscille autour de 6 %.

En décembre, l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes au secondaire 2016-2017 révélait que 29 % des jeunes du Saguenay-Lac-Saint-Jean avaient un diagnostic de trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité.

D'après les informations de Claude Bouchard

Saguenay–Lac-St-Jean

Enfance