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Le Mois de l'histoire des Noirs célébré en grand à Iqaluit

Un homme habillé chaudement dehors devant une sculpture de pierres.
Goump Djalogue ne croyait pas demeurer plus de deux ans à Iqaluit. Sa famille et lui sont installés dans la ville depuis près de quatre ans. Photo: Radio-Canada / Claudiane Samson
Radio-Canada

Le Mois de l'histoire des Noirs compte une quinzaine d'activités dans la capitale nunavoise. Les festivités ont commencé avec la grande célébration Ubuntu, qui s'est déroulée samedi.

Des 7000 habitants d'Iqaluit, selon les données du recensement de 2016, 490 sont immigrants, dont 120 sont d'origine africaine.

Goump Djalogue et sa petite famille sont arrivés du Québec à Iqaluit un jour de septembre, avec l’idée, comme bien d’autres, de repartir après un an ou deux.

Mais, malgré le froid, le Togolais d’origine affirme sans équivoque que sa famille est bien au Nunavut.

Quand on a vu les gens avec les amautis avec les bébés là-dedans, c’était vraiment un retour comme ce qu’on avait chez nous. Comment nos mamans nous portaient au dos, et c’était le même sentiment, et quand tu discutes les conceptions de la vie, il y a des similitudes.

Goump Djalogue

Les similitudes culturelles, Goump Djalogue les attribue aux valeurs de la famille élargie, celle d’avoir ses proches, parents ou grands-parents, vivant sous un même toit.

« Les gens sont très courtois ici et, très vite, on a appris les petites choses, ce qu’il faut faire, et on s’est adaptés. On vous apprend à vivre ici en fait », affirme M. Djalogue.

Célébration de l’Ubuntu

L’organisateur de longue date de la célébration, Kabelo Mokoena, affirme qu’il souhaite ainsi célébrer ce qui unit les Iqaluitois.

Ubuntu, c’est l’humanité, qui veut dire « Je suis parce que tu es ». Nous célébrons les uns les autres, nous célébrons cette force qui nous unit comme race humaine.

Kabelo Mokoena, organisateur

La musique est à l’honneur lors de ce rassemblement, les tambours soutenant les voix des enfants qui chantent en inuktitut.

Mary Piercey, une professeure de musique, admet que plus de 85 % de ses élèves sont Inuits, mais qu'Iqaluit est une ville de plus en plus multiculturelle.

« Ce sont dans des moments comme celui-ci que l’on peut célébrer la diversité et utiliser la musique pour faire un pont, pour en apprendre sur d’autres cultures et faire quelque chose ensemble. »

Le conseiller municipal Kuthula Matshazi abonde dans le même sens.

« Quand on se croisera le lendemain, il faudra comprendre que nous sommes une famille en tant que race humaine, que nous sommes plus forts ensemble et voulons tous des familles et une communauté en santé. Nos valeurs sont toutes celles d’être de bonnes personnes », indique-t-il.

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