•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pas assez d'enseignants ni de locaux pour toutes les classes de maternelle 4 ans

Classe de maternelle à Québec
Les trois régions de l'Est-du-Québec accapareront 20 % des nouvelles classes de maternelles avec la création de 51 classes à la prochaine rentrée scolaire Photo: Radio-Canada / Maxime Corneau
Radio-Canada

Même si Québec lui autorise de créer 18 nouvelles classes de maternelle 4 ans, le directeur général de la Commission scolaire Kamouraska–Rivière-du-Loup, Antoine Déry, ne compte pas en ouvrir plus de six l'an prochain. Il estime qu'il serait impossible de créer toutes les classes autorisées par le ministère d'un seul coup.

Le nombre d'enseignants et de locaux dans certains secteurs empêche de créer plus de classes, selon M. Déry.

Six ou cinq classes de plus, ça nous semble plus réaliste.

Antoine Déry, directeur général de la Commission scolaire Kamouraska-Rivière-du-Loup

Au cours des prochaines semaines, les dirigeants de la commission scolaire décideront où seront situées ces classes. La prochaine étape sera de faire connaître le service à la population. Avec l’adhésion parentale, on va regarder là où il y a une masse critique pour donner le service, ajoute M. Déry.

La présidente du Syndicat de l'enseignement du Grand-Portage, Natacha Blanchet, estime qu'il aurait été peu probable d'atteindre l'objectif du gouvernement alors que plusieurs écoles sont surpeuplées et que le nombre d'enseignants sur les listes de rappel ne cesse de diminuer.

Selon Mme Blanchet, il faudra également mesurer l'intérêt des parents à envoyer leurs enfants dans ces nouvelles classes. Si les parents décident d’envoyer aux maternelles 4 ans, à ce moment ils perdent le service CPE. C’est-à-dire qu’ils n’ont plus de garderie pour la période de la relâche et pour l’été, donc pour des parents qui travaillent, c’est un problème, dit-elle.

Le Parti québécois plaide l'acharnement

Le député de Rimouski à l'Assemblée nationale, Harold LeBel, dénonce ce qu'il appelle l'entêtement du gouvernement caquiste dans le dossier.

M. LeBel indique que les citoyens de sa circonscription réclament davantage de places en Centre de la petite enfance (CPE).

Harold LeBel déplore que la décision du gouvernement ait été prise sans consultation.

Selon lui, le ratio élève professeur sera beaucoup trop élevé en classe de maternelle 4 ans alors qu'il est d'une éducatrice pour huit enfants de plus de 18 mois en CPE.

Harold LeBel plaide pour davantage d'investissements dans les écoles, notamment pour l'embauche de spécialistes et la réfection de cour d'école.

D'après les informations de Patrick Bergeron

Bas-Saint-Laurent

Éducation préscolaire