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La STM présente une offre « globale et finale » à ses employés d'entretien

Autobus de la Société de transport de Montréal (vue arrière)
Pour résoudre la crise, le gouvernement du Québec avait décidé de nommer un médiateur en septembre dernier. Photo: Radio-Canada / Luc Lavigne
Radio-Canada

La Société de transport de Montréal (STM) a déposé auprès du syndicat des employés d'entretien une offre qu'elle qualifie de « globale et finale » pour mettre un terme aux négociations qui s'étirent entre les deux parties.

Cette offre intervient après 170 séances de négociations, a-t-elle indiqué sur son site web lundi, soulignant que les pourparlers avaient débuté aussi tôt qu'en décembre 2016, soit un an avant l'échéance de la convention collective.

L'aide d'un médiateur avait également été demandée en septembre 2018, rappelle la direction.

« En attendant la réponse du Syndicat, la STM ne fera pas d’autre commentaire pour le moment », écrit-elle.

Cette offre arrive à un moment assez tendu de la négociation entre la partie patronale et le syndicat qui représente ses mécaniciens et ses électriciens.

Ces derniers mois, les syndiqués ont voté plusieurs mandats de grève. Celle de novembre 2018, qui a duré deux heures, a été qualifiée d’illégale par la STM.

L’employeur a alors demandé au Tribunal administratif du travail (TAT) de rendre une ordonnance interdisant aux syndiqués de débrayer une nouvelle fois sans avoir négocié les services essentiels au préalable, comme le prévoit la loi. Le TAT a tranché en sa faveur.

Selon la STM, le refus des employés d'effectuer des heures supplémentaires et les moyens de pression ont aussi provoqué un manque record d'autobus, ceux-ci passant plus de temps que nécessaire dans les ateliers. Ce dossier fait d'ailleurs l'objet d'une autre plainte au TAT.

Les horaires seraient au coeur du litige. La STM souhaiterait les rendre plus flexibles, alors que le syndicat réclame l'embauche de personnel supplémentaire pour faire face à ce qu'il considère comme une surcharge de travail.

Les employés dénoncent aussi la privatisation d’activités qui sont actuellement réalisées à l’interne.

Joint par téléphone, le syndicat a préféré pour l'instant réserver ses commentaires, expliquant qu'il était en train de prendre connaissance de l'offre soumise.

Grand Montréal

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