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Crise en Haïti : une Estrienne soulagée d’être de retour au Québec

Geneviève Robert est assise et regarde au loin.
Geneviève Robert est soulagée d’être de retour en Estrie après avoir été coincée plusieurs jours en Haïti. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Ce qui devait au départ être des vacances idylliques en famille a pris une tout autre tournure pour Geneviève Robert. Après avoir passé plusieurs jours coincée dans un hôtel haïtien en raison de la crise qui secoue le pays, la Sherbrookoise est soulagée d'être de retour saine et sauve au Québec.

Geneviève Robert s’est envolée pour Haïti avec sa mère le 6 février dernier. Dès son arrivée, elle réalise que la situation commence à s’envenimer.

En s’installant dans l’autobus, c’est là qu’on a plongé dans la réalité de ce qui allait nous attendre pour le restant de notre semaine avec l’annonce de la manifestation prévue le 7 février. Elle ne devait durer que 24 heures, mais ça a fait boule de neige et ça a duré plus longtemps, explique la Sherbrookoise.

Du feu et un homme qui marcheÀ Port-au-Prince, une barricade de feu a été réalisée par des manifestants. Photo : Reuters / Ivan Alvarado

Les employés de l’hôtel Royal Decameron, situé à environ 1 h 30 de la capitale Port-au-Prince, leur confirment que l’instabilité politique règne dans le pays. Les Haïtiens réclament le départ du président Jovenel Moïse.

La direction de l’hôtel avise les touristes de ne pas s’aventurer hors des murs de l'établissement. Si on voulait sortir, il fallait signer une décharge à Air Transat et à l’hôtel, révèle Geneviève Robert.

La veille de leur retour prévu au Canada, une représentante d’Air Transat leur indique que leur départ est reporté.

Le mercredi a été une journée un peu plus intense parce qu’on n’avait pas de réponse à nos questions et il y en a beaucoup qui avaient beaucoup de questions.

Geneviève Robert
Une centaine de personnes attendent assis sur des chaisesDes touristes canadiens écoutent attentivement les directives de la compagnie aérienne Air Transat pour les rapatrier au Québec. Photo : Courtoisie - Geneviève Robert

Un rapatriement désordonné

Quelques jours plus tard, les touristes apprennent finalement qu’ils seront rapatriés grâce aux nouvelles envoyées de leur famille restée au Québec. Ils recevaient des clips de François Legault [diffusées à la télévision] qui disait que tout était organisé, c’est comme ça qu’on l’a su, confirme Geneviève Robert.

Pour être rapatriés en hélicoptère, les touristes doivent laisser leur valise derrière eux et ne prendre qu’un bagage de cinq kilos.

Le niveau de stress a augmenté dans l’assistance. On se demandait ce qui allait arriver à nos bagages. On est censé les recevoir par livraison, on ne sait pas quand, affirme la Sherbrookoise.

Un groupe de touriste embarque dans un hélicoptèreAir Transat a finalement opté pour l’évacuation en hélicoptère des groupes de touristes confinés dans l’hôtel Royal Decameron. Photo : Courtoisie - Geneviève Robert

Le samedi matin, Geneviève Robert est aux premières loges pour assister au départ des hélicoptères.

C’était un peu chaotique, il y avait une vérification de passeports qui n’avait pas été faite avant d’installer les passagers dans le premier hélicoptère, ils les ont fait sortir, le monde a commencé à paniquer. Ça a pris les deux premiers groupes pour bien roder l’organisation.

Une fois à l’aéroport de Port-au-Prince, les diplomates canadiens accueillent les touristes et les redirigent vers le salon privé d’Air Transat. C’était le terminal avec les autres personnes qui étaient là dans un petit espace avec très peu de chaises, il faisait chaud […] c’était bruyant et suffocant, confie la Sherbrookoise.

Un avion d'Air Transat est sur le tarmac de l'aéroportL'avion d'Air Transat qui a transporté les touristes québécois a atterri samedi soir à l'aéroport Montréal-Trudeau. Photo : Courtoisie - Geneviève Robert

Un retour agréable

Geneviève Robert a retrouvé sa maison avec bonheur samedi soir. Je suis contente d’être de retour, d’avoir vu ma famille, d’avoir dormi dans mon lit. Je n’ai pas de lavage à faire parce que je n’ai pas encore reçu mes bagages, lance-t-elle à la blague.

Je suis contente que cela soit fini. Je ne suis pas fâchée. Je le mets dans mon carnet d’aventures de voyage.

Geneviève Robert

Même si elle considère que le transporteur aérien a bien géré la crise, Geneviève Robert a tout de même quelques réserves sur ce qu'elle a vécu. J’aurais aimé savoir [la situation en Haïti] avant de partir, qu’on me laisse le choix de prendre l’avion. Je serais probablement partie, mais au moins en connaissant l’implication de mon choix.

La Sherbrookoise conseille aux voyageurs d’être bien préparés en cas de pépin. Il faut indiquer où on va, l’inscription au niveau des services canadiens est assez importante. Je vais mieux me préparer à l’avenir, affirme-t-elle.

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