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Pas de visas pour les proches de ressortissants vénézuéliens au Canada

La silhouette d'une femme, debout, les bras étendus, se profile derrière le drapeau du Venezuela.
Le Venezuela traverse une grave crise économique, politique et sociale. Photo: The Associated Press / Fernando Llano
Radio-Canada

Des ressortissants vénézuéliens installés au Canada ne peuvent pas y recevoir leurs proches, car ces derniers sont de plus en plus nombreux à se voir refuser un visa d'entrée. Cette situation serait imputable aux vives tensions qui agitent le pays d'Amérique du Sud.

Le nombre de visas de tourisme et de permis d'études rejetés pour le Venezuela a beaucoup augmenté dans les dernières années.

Irma Carillo en sait quelque chose. Elle tente d'obtenir un visa de touriste pour son neveu Javier, afin de réaliser l'ultime vœu de sa mère, atteinte d'une leucémie.

Ma mère demande à voir son petit-fils avant sa mort.

Irma Carillo

La demande de visa de Javier a été refusée en moins de 72 heures, un délai inacceptable, selon son avocate, Fanny Cumplido, qui estime ce délai trop court pour l'analyse d'un dossier. « En faisant une demande d'accès à l'information, on voit qu'il n'y a eu aucune étude du dossier », ajoute cette dernière.

D'après les statistiques d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, le taux d’approbation de visas de tourisme et de permis d’études provenant du Venezuela est nettement inférieur à celui de la Colombie voisine.

Un tableau statistique indiquant le nombre de rejets de demandes de visa de tourisme pour des demandeurs vénézuéliensUne demande de visa de tourisme sur deux provenant du Venezuela a été refusée dans la dernière année. Pour les demandes de permis d'étude, le taux de refus bondit à 66 %. Photo : Radio-Canada

Il est théoriquement possible d’obtenir une révision de la décision, puisque le gouvernement offre des ententes à l’amiable. Mais cette solution n’est pas à la portée de tous, explique l’avocate Fanny Cumplido, qui précise que ces démarches demandent de l’argent et du temps.

L'avocate déplore que les refus soient accompagnés d'une lettre standard, sans préciser les véritables motifs. Pour cela, il faut présenter une demande d'accès à l'information.

« Quand on demande les notes de l'agent d'immigration, le vrai motif, c'est la situation politique du Venezuela […] On a un problème. On n'est pas en train de dire la vérité au candidat. »

Par courriel, un porte-parole d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, indique que « les demandes du monde entier sont examinées de façon uniforme et en fonction des mêmes critères ».

D’après le reportage de Yessica Chavez

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