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Des risques d'avalanche plus élevés pour les motoneigistes de montagne

Un motoneigiste en Gaspésie
La Gaspésie et la Côte-Nord sont des destinations prisées des motoneigistes Photo: Courtoisie Richard Marin
Radio-Canada

La motoneige de montagne est de plus en plus populaire parmi les amateurs de sports motorisés hivernaux. Cet engouement comporte cependant des risques. Avec la grande quantité de neige tombée cette année, les risques d'avalanche et d'enlisement sont plus élevés que jamais.

La motoneige de montagne se caractérise par une chenille plus longue que celle de la motoneige de sentier, et a donc une meilleure stabilité dans la poudreuse, une caractéristique de plus en plus recherchée par les motoneigistes amateurs de sensations fortes.

Le directeur général d'Atelier Laforge à Sept-Îles, Pierre-Alexandre Gauthier, constate une forte augmentation des ventes de ces motoneiges spécialisées. On en vend 10 fois plus qu'il y a 7 ou 8 ans, dit-il.

Ce type de motoneige permet aux amateurs de pousser leur exploration et leur audace plus loin qu'ils ne le pouvaient auparavant, ce qui peut parfois causer des accidents, comme l'avalanche provoquée par des motoneigistes près de Sept-Îles au début du mois de février.

Une vidéo de cette avalanche a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux.

La technicienne en avalanche d'Avalanche Québec, Laurie Dumas, indique que les pratiques des motoneigistes ont changé. Les gens vont de plus en plus loin et ils vont s'amuser dans les pentes de plus en plus, donc c'est sûr qu'il y a plus de gens qui vont éventuellement avoir ce genre d'incident, précise-t-elle.

La situation est d'autant plus préoccupante que les régions de l'Est-du-Québec figurent parmi les plus enneigées au pays.

En moyenne, 385 centimètres de neiges tombent annuellement à Sept-Îles tandis que la Gaspésie en reçoit près de 400 cm chaque année.

Le motoneigiste Michel Carbonneau, de Sept-Îles, est conscient des risques de sa passion.

Avec les grands vents qu'il y a eu, c'est une falaise de 6 ou 8 pieds de haut. C'est quand même extrême si tu restes pris là, il y a trop de neige, ça peut même être dangereux.

Michel Carbonneau, motoneigiste
Ce détecteur de victime d'avalanche permet de trouver quelqu'un même s'il est enseveli sous la neigeUn détecteur de victime d'avalanche permet de trouver quelqu'un même s'il est enseveli sous la neige Photo : Radio-Canada / William Bastille-Denis

Avalanche Québec invite les motoneigistes à ne pas partir seul et à être attentifs aux signes d'un terrain propice aux avalanches.

L'organisme recommande aux usagers d'être équipés de pelles, de sondes ainsi que d'émetteurs et de récepteurs spécialement conçus pour le secourisme en situation d'avalanche.

D'après les informations de Nicolas Lachapelle

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Motoneige