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L'entreprise Gazoduq présente son projet à Rouyn-Noranda

La consultation publique sur le projet du gazoduc entre le nord-est de l'Ontario et Saguenay à Rouyn-Nortanda.
La consultation publique sur le projet du gazoduc entre le nord-est de l'Ontario et Saguenay à Rouyn-Nortanda. Photo: Radio-Canada / Lise Millette
Lise Millette

Les consultations publiques du projet du gazoduc entre le nord-est de l'Ontario et le Saguenay, une conduite de 750 km, se poursuivent jusqu'à mardi en Abitibi-Témiscamingue, sous la forme d'un parcours de huit stations animées par différents experts.

« Les gens viennent de manière continue. Ils ont le temps de parcourir les différentes stations, poser des questions, ça favorise des échanges constructifs et pour nous ça permet d'accumuler de l'information et bonifier notre projet », affirme le chef des relations avec les communautés pour l'entreprise Gazoduq, Frédéric Lepage.

Dimanche après-midi, les responsables de l'entreprise étaient présents au Centre des congrès de Rouyn-Noranda.

Pour le moment, l'entreprise continue de présenter son corridor de 60 kilomètres dans lequel devrait se situer sa conduite souterraine de près de 750 kilomètres.

Le chef des relations avec les communautés pour GazoducLe chef des relations avec les communautés pour Gazoduc Photo : Radio-Canada / Lise Millette

Le tracé doit traverser un nombre considérable de municipalités et des cours d'eau. Des rencontres qui visent à déterminer le lieu de passage qui éviterait le plus d'irritants.

« Nous avons une carte format géant, qui fait 60 pouces de haut, les gens ont des flèches en post-it et écrire des commentaires et identifier précisément un endroit sur la carte, un enjeu et même un endroit sur la carte qui serait favorable pour un éventuel tracé », explique M. Lepage.

Denis Carrier du Témiscamingue veut en savoir plus sur le projet de l'entreprise Gazoduq.Denis Carrier du Témiscamingue veut en savoir plus sur le projet de l'entreprise Gazoduq. Photo : Radio-Canada / Lise Millette

Venu de Notre-Dame-du-Nord, Denis Carrier a fait un trajet d'un peu plus d'une heure parce qu'il n'y aura pas de consultation sur le territoire du Témiscamingue. Il espérait avoir une idée plus précise du tracé.

« C'est assez clair, même s'ils ne me l'ont pas dit, qu'ils vont aller là où il y a le moins d'objections. On verra ensuite quels cours d'eau sont impliqués. Ils vont passer surtout dans des municipalités en tout cas pour l'Abitibi, en perte d'activité, dévitalisées et dans des TNO, des Territoires non-organisés. Vous savez, il n'y a pas beaucoup d'oppositions qui peuvent se faire de la part des épinettes », a-t-il commenté.

Une carte Une carte représentant le tracé du projet du future gazoduc. Photo : Radio-Canada / Lise Millette

Citoyen de Rouyn-Noranda, Gérard Thomas est reparti aussi inquiet qu'à son arrivée.

« Ma plus grande crainte, c'est qu'à partir du moment où on passe un tuyau pour le gaz naturel, rien ne dit que dans le futur ils décident de changer ça pour autre chose. Je comprends que ça prend une autorisation et qu'ils seront transparents, mais une fois que la porte est ouverte c'est difficile de la refermer », croit Gérard Thomas.

Ses inquiétudes sont liées à l'environnement, tant pour les impacts sur la faune, que sur l'eau et les milieux humides.

« On est déjà en train de s'obstiner à La Motte sur le lithium, alors oui ça m'inquiète comme citoyen », poursuit Gérard Thomas.

La formule des stations d'information a déplu à Johanne Alarie de Rouyn-Noranda.

« Je n'appelle pas ça une consultation, parce qu'on ne peut pas entendre les questions des autres et les réponses qui leur sont données. Et puis, mes préoccupations par rapport à certains cours d'eau et milieux humides, j'aimerais aussi que d'autres les entendent », dit-elle.

Une partie de la consultation sur le projet de Gazoduq.Une partie de la consultation sur le projet de Gazoduq. Photo : Radio-Canada / Lise Millette

Elle déplore aussi de n'avoir pas de contrepoids aux arguments de l'entreprise.

« Les personnes qui sont à chacun des postes, les stations comme ils les appellent, elles sont teintées Gazoduq et puis d'emblée, je pense que toute énergie fossile devrait rester dans le sol et il n'y a pas vraiment de place pour exprimer ça ou que ce soit noté ici », complète Johanne Alarie.

Une autre citoyenne, qui a préféré rester anonyme, a tout de même eu l'impression d'avoir obtenu quelques réponses.

« Je me questionnais sur le but d'avoir une aussi grande conduite pour de l'énergie non renouvelable. Je trouvais que c'était un non-sens, mais il est vrai que nous sommes privilégiés avec l'hydroélectricité et c'est pour exporter à des endroits où ils ont des énergies bien pires que le gaz naturel. Ça aide à comprendre un peu le but de tout ça ».

Les consultations se poursuivront au Centre des congrès de Rouyn-Noranda lundi matin, avant de se rendre à La Sarre en soirée. Mardi, les représentants de Gazoduq Inc. termineront cette étape de consultations dans la région à Senneterre.

Abitibi–Témiscamingue

Environnement