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Une baisse de subventions qui nuit au centre d'archives d'Amos

Des étagères remplies de boîtes

Des boîtes d'archives (ARCHIVES)

Photo : Radio-Canada

Boualem Hadjouti

Le centre d'archives privées agréé d'Amos souhaite que le ministère de la Culture et des Communications revoie les critères d'attribution des subventions.

Le centre a perdu environ 20 % de sa subvention l'an dernier. Le programme de subvention au fonctionnement qui est géré par Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) est basé sur la performance.

Les centres d'archives doivent produire un bilan tous les deux ans, mais ne sont pas sûrs d'avoir le même montant.

La présidente de la Société d'histoire d'Amos, Carmen Rousseau, dit qu'elle arrive à s'en sortir grâce surtout à l'appui de la Ville d'Amos.

Mais le manque de subventions réduit son champ d'action.

Pour le moment, ça va, mais il reste toujours cette espèce d'épée de Damoclès et il reste quand même qu'on est privé de 5 000 $ de subvention.

Carmen Rousseau

On tient parce qu'on a une équipe importante de bénévoles, dit Carmen Rousseau. Mais ça demande énormément d'investissement des personnes pour pouvoir réussir cette multitude d'activités que demande la BamQ [...] On a une archiviste, mais avec la subvention de 25 000 $ par année on ne paye pas une archiviste diplômée et c'est impossible de recruter une autre personne spécialisée.

Carmen Rousseau soutient l'initiative du Regroupement des services d'archives privées agréés du Québec (RSAPAQ) qui souhaite rencontrer la ministre de la Culture et des Communications Nathalie Roy pour discuter du sujet.

Le RSAPAQ veut rencontrer la ministre de la Culture et des Communications

L'an passé, 2 centres d'archives privées du Québec ont perdu leur financement. 7 autres centres pourraient connaître le même sort lors de la présentation de leur bilan l'an prochain.

La présidente du Regroupement des services d'archives privées agréés du Québec, Karine Savary, affirme que le montant de la subvention n'a pas été réévalué depuis les années 1990.

Actuellement, les centres sont évalués uniquement selon les activités d'acquisition, de traitement et de diffusion, et ça va de petit, à moyen et à grand centre d'archives, explique-t-elle. Ça crée de fortes inégalités. On parle de financement qui varie de 17 000 $ à 38 000 $. Si un centre a eu une baisse jusqu'à 17 000 $ la dernière année, pour lui ça va être difficile d'égaler un centre qui a 38 000 $ pour faire les mêmes activités.

Le Regroupement des services d'archives privées agréés du Québec compte 42 centres d'archives privées, dont trois en Abitibi-Témiscamingue et dans le Nord-du-Québec.

Abitibi–Témiscamingue

Société