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Plus de sécurité réclamée dans l’ancienne usine Difco à Magog

La facade extérieure de l'usine Difco.
De nombreux citoyens de Magog pressent la Ville de renforcer la sécurité dans l'ancienne usine Difco. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Symbole de l'époque industrielle de la région, l'ancienne usine Difco à Magog fait désormais piètre figure. La manufacture aujourd'hui désaffectée est jugée dangereuse par de nombreux citoyens, qui pressent la Ville de renforcer la sécurité des lieux.

Il faut que la Ville ou bien devienne propriétaire ou bien impose au propriétaire de faire quelque chose, lance d’emblée Louise Gagné.

La porte-parole du collectif du Quartier des Tisserands fait circuler une pétition pour revitaliser la vieille manufacture Difco, située sur la rue Principale Est.

Le collectif exige surtout de rendre les lieux plus sécuritaires. Si le feu prend ici, on a peur que ça traverse de l'autre côté et que le quartier y passe, explique Louise Gagné.

Sa crainte est partagée par les policiers qui ont reçu l'ordre de ne plus pénétrer dans le bâtiment abandonné.

J’ai demandé aux policiers de notre service de police de ne plus se présenter à cet endroit et de courir après les gens parce qu’on mettait la vie des policiers en danger pour un ticket de 100$. En même temps, en essayant d’identifier des jeunes qui se sauvaient de nous, on les mettait eux-mêmes en danger, confirme le lieutenant de la Régie de police de Memphrémagog, Sylvain Guay.

On pense que c'est la ville qui est responsable. Elle peut exiger que les lieux soient mieux protégés. Si vous laissez votre maison à l'abandon, il y a quelqu'un qui va venir vous voir.

Louise Gagné, porte-parole du collectif du Quartier des Tisserands

La Ville de Magog partage les inquiétudes la population. La mairesse Vicky-May Hamm affirme être en contact avec le propriétaire de l’ancienne filature, une entreprise de la Nouvelle-Écosse.

La Ville n’a toutefois pas l’intention de se porter acquéreur du bâtiment pour le moment.

On a jonglé avec cette idée. Pour le moment, c'est exclu parce qu'on a trouvé un promoteur qui est prêt à investir et y aller selon notre vision […] Le problème, c'est que le propriétaire actuel veut vendre une semaine et change d’avis celle d’après, révèle Vicky-May Hamm.

Des citoyens de Magog déplorent aussi le faible montant déboursé par le propriétaire des lieux en taxes municipales.

Le montant s’élève à 1,53 $ par année en raison d’un amendement au zonage qui a fait passer l’évaluation du terrain et du bâtiment de 2 millions en 2011 à 200 $ aujourd’hui.

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