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Crise à Haïti : les ressortissantes des Maritimes sont saines et sauves

Haïti : les infirmières des Maritimes de retour saines et sauves
Jean-Philippe Hughes

Des coopérantes de toutes les provinces des Maritimes sont maintenant hors de danger dans la foulée de la crise sociopolitique qui secoue Haïti. Les infirmières du Nouveau-Brunswick sont de retour au bercail et une humanitaire néo-écossaise est parvenue en Floride par la voie aérienne. Deux jeunes femmes de l'Île-du-Prince-Édouard ont choisi de rester à Haïti.

Les manifestations violentes contre le pouvoir à Haïti ont pris de vitesse plusieurs femmes présentes pour des motifs humanitaires.

Un groupe d’infirmières et une médecin sont rentrées à la maison samedi après un périlleux trajet pour sortir de l’île des Caraïbes. Les trois Néo-Brunswickoises ont pris un vol vers la ville de Portland, au Maine, avant de traverser la frontière américaine par la voie terrestre.

Lors d’un déplacement pour rejoindre une clinique à Haïti au début de la semaine dernière, leur véhicule s’est retrouvé bloqué dans une manifestation. Un groupe tactique d'intervention (SWAT) les a sorties d'ennui in extremis.

Dans la capitale de Port-au-Prince vendredi, elles ont de nouveau craint pour leur vie. Alors qu’elles voyageaient à bord d’une ambulance pour traverser les barricades érigées dans les rues, une foule de manifestants a pris d’assaut leur véhicule, fracassant une fenêtre.

On pouvait voir la colère dans leur visage parce qu'on essayait de traverser le barrage routier, se souvient une des infirmières, Catherine Davies. Ils considéraient qu'on défiait les raisons pour lesquelles ils manifestent.

Malgré l’expérience éprouvante, la femme ressent avant tout de l’empathie pour le peuple haïtien.

Mon coeur est avec les gens là-bas. Ils essaient de faire ce qu'ils peuvent pour aider leur famille.

Catherine Davies
Catherine Davies avec une jeune fille haïtienne.Catherine Davies était en mission à Haïti à titre d'infirmière. Photo : Radio-Canada / Catherine Davies/Facebook

Une Néo-écossaise atteint la Floride

La directrice d’un orphelinat originaire de la Nouvelle-Écosse, Tonya Kucey, est parvenue de peine et de misère à fuir Haïti samedi.

Le traumatisme qui m’a poussé à quitter Haïti en larmes [samedi], c’est de quitter les Haïtiens derrière, soutient Mme Kucey.

Tonya Kucey distribue des vivres à des enfants haïtiens.Tonya Kucey et son mari dirigent un orphelinat à Haïti. Photo : Radio-Canada / Darin Kucey

Pour rejoindre l’aéroport de Port-au-Prince, ils ont quitté l’orphelinat samedi au petit matin afin de traverser les barricades alors qu’elles n’étaient pas défendues, dans les rues sombres de la capitale. Le trajet s’est finalement déroulé sans embûche.

Tonya Kucey est montée à bord d’un vol en direction de la Floride et elle devrait retourner en Nouvelle-Écosse au courant des prochains jours. Contactée par CBC alors qu’elle se trouvait en Floride, elle admet que les salves de coups de feu l’ont convaincue de rentrer dans son pays natal.

Deux femmes de Charlottetown en sécurité

Deux jeunes femmes de l’Île-du-Prince-Édouard, âgées de 18 ans, ont décidé de ne pas suivre la même voie que leurs compatriotes. Paige Biggley et Lilly Gillespie sont aussi volontaires dans un orphelinat où elles enseignent l’anglais.

L’orphelinat de Saint-Marc, à deux heures de la capitale, est éloigné des turbulences. Elles préfèrent suivre les développements des prochains jours avant de prendre une décision, ne sentant pas leur sécurité en jeu.

Je suis très heureuse ici et je serais très déçue si nous devions quitter plus tôt en raison de l’instabilité politique, affirme Paige Biggley.

Les deux femmes avec une enfant haïtienne.Les deux femmes de 18 ans demeurent à Haïti. Elles se trouvent à une distance raisonnables des secousses politiques. Photo : Radio-Canada / Joshua Biggley

Selon son père, Joshua Biggley, l’orphelinat de Saint-Marc est le lieu le plus sécuritaire en ce moment. Quitter le pays impliquerait une dangereuse traversée du pays et surtout, de la capitale Port-au-Prince.

Tensions politiques sur fond de corruption

Un scandale de corruption éclabousse la présidence haïtienne depuis une semaine dans la foulée d’un scandale de corruption avec l’entreprise pétrolière vénézuélienne, Petrocaribe. Les allégations entachent la présidence de Jovenel Moïse, deux après son entrée au pouvoir.

Les rues de la capitale sont la proie des violences. Au moins sept Haïtiens sont décédés dans les manifestations contre les forces de l’ordre.

Affaires mondiales Canada recommande aux Canadiens d’éviter Haïti depuis une semaine. L’ambassade du Canada à Port-au-Prince est d’ailleurs fermée depuis mercredi.

Avec les informations de CBC

Nouveau-Brunswick

Crises politiques