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Le retour du Northlander deviendra-t-il réalité?

Le Northlander en 1977, lorsque les voyages de jour ont commencé

Le service de train de passagers Northlander a été démantelé en 2012.

Photo : CTON

Bienvenu Senga

Le groupe En voiture Nord de l'Ontario, qui milite pour le retour du train de passagers Northlander, n'a pas reçu l'appui financier qu'il escomptait pour l'élaboration d'un plan conceptuel. Son fondateur, Éric Boutilier, estime donc que le projet devra être « suspendu jusqu'à nouvel ordre ».

La campagne de financement qu’avait lancée le groupe était destinée notamment à déterminer les coûts exacts de la restauration du service de transport annulé par le gouvernement libéral en 2012. En voiture Nord de l’Ontario a d’ailleurs embauché un consultant à cet effet. Le Northlander assurait la liaison entre Cochrane et Toronto.

Seules l’Association municipale du Témiscamingue ontarien et l’Association municipale du Nord-Est de l’Ontario ont fourni des contributions financières. Le groupe n’a reçu l’appui d’aucune municipalité se trouvant au sud de Temagami.

C’est vraiment décevant, parce que surtout à North Bay, c’est là où se trouve le siège social de [la Commission de transport] d’Ontario Northland, donc avec le retour du train, des emplois seraient proposés pour l’entretien des équipements, affirme M. Boutilier.

La situation n’est pas rose. Tant qu’on n’aura pas d’aide au niveau financier, le projet n’ira pas de l’avant.

Éric Boutilier, fondateur d’En voiture Nord de l’Ontario

Malgré l’incertitude, le résident de North Bay croit toujours en l’importance de la création d’un plan. Il explique que même si le parti progressiste-conservateur s’est engagé à rétablir le service de train s’il remportait les élections, Ontario Northland n’a toujours pas dévoilé de stratégie allant dans le même sens.

Tout objectif sans plan n’est qu’un souhait. Ça prend un réel plan pour savoir ce qu’on a besoin de faire.

Éric Boutilier, fondateur d’En voiture Nord de l’Ontario

De grandes attentes pour le prochain budget

Le député néo-démocrate de la circonscription de Timiskaming-Cochrane, John Vanthof, dit avoir déjà rappelé au ministre des Finances, Vic Fedeli, ainsi qu’à celui de l’Énergie, du Développement du Nord et des Mines, Greg Rickford, la promesse faite aux Nord-Ontariens.

J’espère qu’il y aura des fonds dans le [prochain] budget pour le train, fait-il savoir.

Le député Vanthof ne croit d’ailleurs pas qu’il soit nécessaire, pour En voiture Nord de l’Ontario de mener une étude indépendante.

La Commission de transport d’Ontario Northland sait comment [remettre en place] le service de train. Je crois qu’on n’a pas beaucoup besoin d’une autre étude. On sait combien ça va coûter et combien de personnes en ont besoin.

John Vanthof, député de Timiskaming-Cochrane
John Vanthof en entrevue dans les couloirs de l'assemblée législative.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le député néo-démocrate John Vanthof.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Olivier Bernatchez

Le retour du train s’impose tout de même, selon l’élu du Nord de l'Ontario, qui estime que sa disparition a mis à mal l’économie de la région.

On a beaucoup d’emplois, mais il y a des personnes qui ne veulent pas venir ici parce qu’elles doivent avoir une automobile. Elles veulent avoir un système de transport public et si on n’a pas ça, ça cause beaucoup de problèmes avec les emplois, indique-t-il.

Le train ne va pas se payer lui-même, mais il [rapportera] beaucoup à l’économie du Nord [de l’Ontario].

John Vanthof, député de Timiskaming-Cochrane

M. Vanthof déplore aussi l’état d’isolement dans lequel l’annulation du Northlander a placé de nombreux aînés qui ne peuvent pas rendre visite à leurs enfants résidant dans le sud de la province.

Nord de l'Ontario

Transports