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Un juge américain refuse certains travaux préalables au chantier du pipeline Keystone XL

Le pipeline Keystone traverse un terrain montagneux avec des arbres.
Le pipeline Keystone de TransCanada. Photo: Associated Press
Radio-Canada

Un juge fédéral du Montana a rejeté, vendredi, la demande de TransCanada d'établir un chantier de construction pour l'oléoduc Keystone XL qui doit, à terme, transporter le pétrole brut de l'Alberta vers le golfe du Mexique.

Le juge Brian Morris a toutefois autorisé l'entreprise, basée à Calgary, à poursuivre certaines activités comme le stockage de matériaux et de tuyaux. TransCanada peut aussi entreprendre certains travaux préalables à la construction, tels que l'ingénierie, la passation de marchés et la tenue de réunions.

Pour le professeur de droit à l'Université de Calgary, Nigel Bankes, cette décision judiciaire « confirme simplement que le permis dont TransCanada était titulaire est toujours suspendu ».

Selon le juriste, cette décision permet également de préciser les activités que l’entreprise peut poursuivre et celles qu’elle doit suspendre. Elle apporte donc des précisions sur la portée de l’injonction précédente.

Le juge Brian Morris avait accordé, en novembre dernier, une injonction suspendant les travaux de construction de l'oléoduc Keystone XL afin de donner plus de temps à une étude sur l'impact environnemental potentiel du projet. Il cherchait aussi à répondre à des allégations provenant de communautés autochtones et de groupes environnementaux.

TransCanada est donc toujours en attente d’une autorisation pour poursuivre ses travaux aux États-Unis bien que le président Donald Trump ait approuvé, en mars 2017, un permis fédéral pour le projet Keystone XL.

Le président américain avait annulé la décision de son prédécesseur, Barack Obama, de le rejeter en raison d'inquiétudes concernant les émissions de gaz à effet de serre.

Pour sa part, l'Office national de l'énergie (ONE) a autorisé, le mois dernier, l'entreprise TransCanada à réaliser des travaux de déboisement au sud de Hardisty, en Alberta, pour construire le pipeline Keystone XL.

Les travaux préalables sont essentiels, soutient TransCanada, pour pouvoir être en mesure de débuter le chantier, au printemps 2019, et afin de respecter la date d'achèvement prévue en 2021.

En vert, le tracé du nouveau pipeline Keystone XL proposé qui relierait l'Alberta au golfe du Mexique, et en gris, le tracé du pipeline existant.En vert, le tracé proposé pour le nouvel oléoduc Keystone XL, qui relierait l'Alberta au golfe du Mexique, et en gris, le tracé du pipeline existant. Photo : Radio-Canada

Le trajet de l’oléoduc Keystone XL, dont le coût est évalué à 8 milliards de dollars, devrait s’étendre sur environ 1900 kilomètres de Hardisty, situé à environ 210 kilomètres au nord-est de Red Deer, en Alberta, jusqu'à Steele City, au Nebraska.

Le pipeline, qui traverserait le Montana et le Dakota du Sud, pourrait, à terme, transporter jusqu'à 830 000 barils de pétrole brut par jour de l'Alberta jusqu'au Nebraska, aux États-Unis. De là, il serait raccordé à l’oléoduc original Keystone qui descend jusqu'aux raffineries texanes de la côte du golfe du Mexique.

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