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Gazoduq amorce ses consultations publiques à Val-d'Or

Le président de Gazoduq s'exprime.
Le président de Gazoduq, Louis Bergeron. Photo: Radio-Canada / Thomas Deshaies
Radio-Canada

L'entreprise Gazoduq a amorcé vendredi une série de consultations publiques en Abitibi-Témiscamingue pour son projet de gazoduc de 750 kilomètres. La démarche a pour objectif d'informer les citoyens, tout en récoltant leurs commentaires afin de déterminer un tracé pour la conduite souterraine.

Le président de Gazoduq, Louis Bergeron, accompagnait quelques élus et représentants des médias à une « pré-visite » de la séance d'information et de consultation publique vendredi après-midi. Aujourd'hui, ce qu'on démarre, c'est une consultation à plus grande échelle pour échanger, écouter les idées des gens et vraiment bonifier le projet en vue de déterminer un tracé, a-t-il expliqué en entrevue.

Les citoyens sont donc invités à déambuler dans la salle où un nombre important de panneaux informatifs sont disposés. Des travailleurs de l'entreprise se tiennent prêts pour répondre à leurs questions et recueillir leurs commentaires.

Il va y avoir des retombées économiques régionales pendant la période de construction et pendant la période d'exploitation.

Louis Bergeron, président de Gazoduq

Plusieurs citoyens ont émis des doutes quant à la pertinence d'un tel projet. C'est un projet qui va aider le Québec à se positionner comme un leader au niveau de la réduction de gaz à effet de serre, rétorque M. Bergeron lorsque questionné sur le sujet.

Confiant de convaincre

Le refus du projet par les citoyens n'est pas une option envisagée pour l'instant par l'entreprise. C'est ce qu'a laissé savoir le président de Gazoduq. À ce stade-ci, on est très tôt dans le projet, on est très confiant qu'on va réussir à travailler, à développer des partenariats et développer des bonnes relations et être des bons voisins avec les différentes communautés, a-t-il répondu.

Un homme explique un panneau informatif. En avant-plan, il y a une portion de tuyau qui donne une idée de l'ampleur du gazoduc.Un kiosque d'information de l'entreprise Gazoduq. Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Le maire de Val-d'Or, Pierre Corbeil, qui assistait à la « pré-visite », estime que les retombées seront moindres lors de la phase d'opération pour la région. Il a toutefois salué la démarche de consultation de Gazoduq. Je salue la rigueur des promoteurs du projet. Non seulement la rigueur, mais aussi toute l'importance qu'ils accordent à ce qu'on ait le maximum d'informations, souligne-t-il.

Protection de la faune

Le maire de Malartic, Martin Ferron, qui s'était aussi déplacé pour l'occasion, a quant à lui partagé ses préoccupations concernant la faune. Ça peut venir altérer les comportements [des animaux], a-t-il expliqué, tout en proposant au promoteur de faire des « corridors boisés » pour faciliter leur circulation.

Il a aussi suggéré au promoteur de faire usage des chemins forestiers pour son tracé. Même s'ils font des détours de plusieurs kilomètres, si cela empêche d'impacter des zones qui l'ont pas été encore, souligne-t-il.

Les représentants de Gazoduq se déplaceront à Amos en soirée samedi et à Rouyn-Noranda dimanche pour deux jours.

Abitibi–Témiscamingue

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