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Revenir au pays après un séjour à l’étranger : « On sous-estime le choc du retour »

Mylène Beauchamp et Nicolas Dumaine sont dans leur cuisine et se regardent.
Mylène Beauchamp et Nicolas Dumaine Photo: Radio-Canada / Jhade Montpetit
Radio-Canada

Quand Nicolas Dumaine et Mylène Beauchamp ont décidé de partir deux ans au Salvador avec leurs deux enfants, ils ne s'attendaient pas à ce que le deuil de leur ancienne vie sous les tropiques et le retour au Canada représente de tels défis. Selon eux, revenir à la maison désarçonne autant qu'un grand départ.

Après deux années sous le soleil comme diplomate, M. Dumaine a repris sa vie de fonctionnaire dans la grisaille de l’hiver canadien. Pas facile tous les jours de s’adapter au changement de décor.

Oui, surtout cet hiver. On a eu deux années en Amérique Centrale avec du beau temps. On était tout le temps en short. Ça fait que cet hiver, c’est difficile, admet-il en riant.

Professionnellement aussi, il faut se réadapter à un environnement de travail parfois moins stimulant. Dans le quotidien, par contre, le tempo est beaucoup plus élevé.

Tout va beaucoup plus vite. [...] Je m’étais juré de ne pas suivre le rythme puis de dire “Non, non, on continue d’avoir un rythme qui est acceptable.” Mais c’est presque impossible.

Mylène Beauchamp

Reprendre le cours de sa vie

Pour leurs deux garçons, Antoine et Raphaël, respectivement âgés de 10 et 12 ans, ce sont de nouvelles routines à intégrer et un agenda chargé à maîtriser.

Ils arrivent tout le temps avec des demandes d’école, puis là on doit suivre. Ça va vite. Moi, j’ai recommencé à travailler, fait valoir la mère de famille.

Les garçons se réhabituent ici aussi. Donc ils ont des activités à l’école. Ils se refont des amis.

Mylène Beauchamp

Avant de revenir au Canada, le couple a suivi une formation sur le retour de « mission ». Avec d’autres personnes qui rentraient au pays après une longue absence à l’étranger, ils ont pu partager leurs craintes, ce qui les a aidés à mieux vivre leur transition.

On sous-estime le choc du retour, parce qu’on se dit : “C’est facile, je reviens chez nous.” Mais c’est difficile parce que, chez nous, c’était le Salvador pendant deux ans, souligne Mylène. De revenir ici, on reprend notre maison qui avait été louée, c’était plein de déception parce qu’on se dit : "Il me semble que c’était mieux que ça avant".

Expériences en famille

Cette espèce de spleen du retour vient du fait que le séjour sur place a été au-delà de leurs espérances. En plus des belles rencontres, la famille en a aussi profité pour découvrir les alentours.

Ça a été beaucoup mieux, et plus. Des gens super, des apprentissages, des voyages – parce qu’on n'est pas seulement restés au Salvador, on en a profité pour se promener un peu, explique Mylène.

On est allés au Guatemala, aux Galapagos. On est allés se promener, on a vu des ruines.

Mylène Beauchamp

Attention, tout n'a pas été rose pour autant. Entre les risques sismiques, les maladies tropicales et l’insécurité chronique, la vie salvadorienne n’était pas non plus de tout repos.

Pas de quoi ternir pour autant une expérience que Mylène qualifie de « superbe ».

Dans le fond, les risques sont partout. Il y a une grosse question d’être conscient de ce que sont ces risques-là, puis de prendre les bonnes mesures, explique Nicolas, qui ne cache pas son envie de reprendre le large avec sa tribu.

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