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Une demande d’enquête de la province ne serait pas suffisamment documentée

La ministre Stefanson est assise devant deux drapeaux du Manitoba et est habillée de noir.
La ministre de la Famille du Manitoba, Heather Stefanson, a refusé de répondre aux questions sur l'absence de documents à l'appui de l'enquête sur une entreprise de foyers d'accueil. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Une demande d'enquête faite par la ministre de la Famille, Heather Stefanson, à l'endroit d'une entreprise de foyers d'accueil n'a pas été consignée par écrit, révèlent les résultats d'une demande d'accès à l'information de CBC.

Une enquête de CBC révélait à la fin de 2018 que certains des 407 enfants dans les foyers de l'entreprise B & L Resources for Children, Youth and Families avaient été maintenus en contact avec leur agresseur. Ces révélations avaient mené à la demande d'enquête de la part de la province.

Dans sa réponse à la demande d'information, la province indique que les attentes envers cette enquête ont été « clairement communiquées dans des rencontres en face à face » entre le sous-ministre, le sous-ministre adjoint et les directeurs généraux des agences de protection de l'enfant et de la famille.

Cette façon de faire est inacceptable, selon un professeur associé de la faculté de justice criminelle de l'Université de Winnipeg, Kevin Walby. Il estime que le gouvernement a failli à son obligation de maintenir des dossiers et de rendre des comptes.

Je n'ai jamais vu quelque chose comme ça, où une agence gouvernementale admet ne pas avoir gardé des documents alors qu'elle devait le faire.

Kevin Walby, professeur associé de la faculté de justice criminelle de l'Université de Winnipeg

Le professeur émérite de science politique à l'Université du Manitoba Paul Thomas note pour sa part que les gouvernements ont tendance à vouloir résister aux demandes d'accès à l'information. « Si on a des documents auxquels les gens peuvent demander l'accès, ça crée des problèmes pour la ministre », dit-il.

Le portfolio des services de protection de l'enfant et de la jeunesse est par ailleurs un dossier sensible, selon lui. Paul Thomas dit aussi avoir remarqué que le premier ministre, Brian Pallister, demande souvent qu'une enquête soit menée en cas de problèmes.

Quand on insiste pour qu'une enquête soit menée en réponse à un événement, on dit s'assurer qu'il y a des traces pour que les gens rendent des comptes.

Paul Thomas, professeur émérite de science politique à l'Université du Manitoba

La ministre Heather Stefeanson a refusé, lors d'une conférence de presse, de répondre aux questions à propos de l'absence de documents. Elle a toutefois indiqué qu'elle le ferait lorsque l'enquête sera terminée.

L'entreprise B & L Resources for Children, Youth and Families n'a pas voulu commenter le dossier.

Avec des informations de Katie Nicholson, CBC

Manitoba

Politique provinciale