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Résidence Prescott et Russell : les quarts de travail non pourvus préoccupent les familles des bénéficiaires

Une pancarte devant la résidence Prescott-Russell
La Résidence Prescott-Russell est l'établissement de soins de longue durée géré et exploité par les CUPR. Photo: Radio-Canada / Denis Babin
Denis Babin

La Résidence Prescott et Russell éprouve parfois des difficultés à combler les absences de préposés aux soins et services personnels (PSSP). Ce constat a été dressé par le Conseil des familles de l'établissement de soins de longue durée qui est géré et exploité par les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR).

Selon la porte-parole du Conseil des familles, Diane Borris, 46 % des postes de PSSP qui ne sont pas pourvus en cas des absences qui surviennent la fin de semaine.

Donc, sur deux jours, il peut y avoir un très haut pourcentage de postes non comblés., indique-t-elle, en expliquant qu'en décembre dernier, lorsqu'un préposé était absent en soirée, il y avait 80 % des chances qu'il ne soit pas remplacé.

Au chapitre des quarts de travail de PSSP non comblés, les statistiques des six derniers mois de 2018 révèlent qu'entre juillet et décembre 2018, ce sont 434 quarts de travail de préposés qui n’ont pas été remplacés, comparativement à 123 pour la même période en 2017.

La Résidence Prescott et Russell, [c’est un endroit] où les résidents reçoivent de bons soins. Mais la quantité d’absences s’annonce alarmante, ajoute Diane Borris. J’aimerais beaucoup que l’on trouve des moyens pour régler le cas de ces absences.

Absentéisme pour cause de maladie, départs à la retraite, transferts d’employés à un autre service, plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation. L’ajout de quarts de travail en 2018 est aussi à considérer.

L’an passé, on a pu se permettre d’ajouter des heures sur les planchers comme un quart de huit heures par jour par plancher […] C’est beau de mettre [des préposés supplémentaires] à l’horaire, mais ça nous prend des gens pour combler ces postes-là, explique l’administratrice de l’établissement, Louise Lalonde.

Les taux de recrutement et de rétention du personnel sont aussi des éléments pouvant influencer la donne.

À l’heure actuelle, l’établissement de soins de longue durée des CUPR compte une dizaine de postes de préposés et d’infirmières à pourvoir.

On a certains défis dans certains cas à retenir ou à recruter les gens. Ce n’est pas juste ici à la Résidence Prescott-Russell […] Dans le domaine de la santé, on va à l’hôpital, on va dans les autres résidences dans les environs, les employeurs vivent les mêmes défis,, tient à préciser Mme Lalonde.

Autre établissement, même réalité

L’Hôpital général de Hawkesbury (HGH) doit aussi composer avec cette réalité.

On réussit à toujours obtenir le minimum pour les ratios infirmières-patients. C’est parfois difficile. Dans les périodes estivales, on a dû inciter nos employés de prendre certains quarts de travail additionnels, indique Gisèle Larocque, la vice-présidente aux ressources humaines de l’HGH.

L’HGH tente aussi de se démarquer dans ses efforts de rétention et de recrutement d’employés, ce qui peut s’avérer à première vue un défi de taille pour un établissement situé dans une région rurale à mi-chemin entre Montréal et Ottawa qui recherche des candidats qualifiés et bilingues.

On est toujours dans un mode de planification de la main-d’œuvre. On a de nouvelles infirmières diplômées qui arrivent, mais on a aussi des gens qui s’approchent de la retraite. Nos efforts sont constants, mentionne Gisèle Larocque.

Au cours de deux dernières années, l’HGH a embauché plus de 310 nouveaux employés, grossissant ainsi ses effectifs de 40 %.

Ottawa-Gatineau

Établissement de santé