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Alerte Amber : des ratés et des plaintes en Ontario

Le reportage de Sébastien St-François
Natasha MacDonald-Dupuis 

Des membres du public ont reçu plusieurs alertes Amber vendredi matin signalant la disparition d'une fillette de 11 ans, alors qu'elle avait pourtant déjà été retrouvée morte plusieurs heures auparavant.

Au moment de la réception de ces fausses alertes, le public avait déjà été informé que l’opération était terminée. La Police provinciale de l’Ontario (PPO) avait relayé une alerte officielle vers 0 h 30 vendredi pour indiquer que le suspect avait été arrêté.

Le groupe Pelmorex Media, qui gère le Système national d'alertes au public, est mandaté par le CRTC pour faire parvenir les alertes Amber aux entreprises médiatiques et aux fournisseurs de service sans fil.

Par courriel, l'entreprise reconnaît que « des usagers ont reçu des alertes en doublons ».

Elle ajoute que « le Système national d'alertes envoie des alertes simultanées à tous les distributeurs sur des flux distincts pour garantir que les informations critiques soient toujours accessibles au public en cas d'urgence », et qu'une « analyse préliminaire a déterminé qu'une des alertes simultanées était demeurée active ».

Pelmorex Media précise toutefois que dans certains cas, si la fonction de rappel est activée sur un appareil, l'alerte peut se répéter jusqu'à ce que l'utilisateur en accuse réception.

Les deux alertes officielles, soit celles de 23 h 30 et 0 h 30, ont été envoyées à tous les téléphones cellulaires de l’Ontario, ainsi qu’à la radio, la télévision, sur Internet et les médias sociaux. Elles ont aussi été affichées dans les endroits publics.

Fil des événements

Jeudi, 18 h 30 - La fillette est portée disparue par sa mère.

19 h - La mère se rend à un poste de la Police régionale de Peel.

23 h - La Police régionale de Peel épuise différentes pistes et demande à la police provinciale d’émettre une alerte.

23 h 10 - Le message est relayé par la PPO au Système national d'alertes au public et diffusé partout en Ontario.

Vendredi, 0 h 30 - Une deuxième alerte est envoyée indiquant que le suspect a été appréhendé et que la fillette est trouvée morte.

En matinée - Des alertes erronées sont diffusées à la télévision et envoyées à des téléphones cellulaires en Ontario.

Des plaintes du public

La Police régionale de Peel se désole du fait qu’elle a reçu de nombreuses plaintes à cause de l’heure tardive à laquelle les alertes ont été envoyées. Plusieurs résidents ont même appelé le 911 pour se plaindre.

L'alerte a pourtant permis à la police d'appréhender le père de la fillette, a rappelé la porte-parole de la Police de Peel, Danny Marttini, en point de presse vendredi.

On n’a pas besoin de s’excuser pour les inconvénients causés par l’envoi des alertes Amber. C’est la vie d’un enfant qui est en jeu.

Carolle Dionne, porte-parole de la Police provinciale de l’Ontario

Le syndicat des ambulanciers de la région de Peel n’a pas non plus mâché ses mots :

Prévention et sécurité

Société