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Incendie à Louvicourt : le procès de Marie-Lyne Plourde se poursuit à Val-d'Or

Cette affiche se trouve sur les lieux de l'incendie depuis les faits.
Cette affiche se trouve sur les lieux de l'incendie depuis les faits. Photo: Radio-Canada / Thomas Deshaies
Piel Côté

Le procès de Marie-Lyne Plourde, accusée de complot en vue de commettre un incendie criminel, s'est poursuivi vendredi au palais de justice de Val-d'Or. La Couronne tentait de faire admettre en preuve les conclusions des enquêteurs qui ont travaillé dans le montage de la preuve. Les faits n'ont donc pas vraiment été abordés en cette deuxième journée de procès. La poursuite a plutôt travaillé sur la recevabilité du travail des enquêteurs.

Est-ce que les déclarations que Marie-Lyne Plourde a faites aux policiers pourront être admises en preuve?

C'est ce que la Couronne a tenté de démontrer vendredi devant la juge Denise Descôteaux. La Couronne ne peut pas obliger l'accusée à témoigner.

Il existe toutefois une façon de faire admettre en preuve les déclarations que Marie-Lyne Plourde a faites aux policiers.

Me Nicolas Bigué Turcotte doit convaincre la juge Denise Descôteaux que les policiers ont respecté les droits de l'accusée lors des entretiens qu'ils ont eus avec elle.

L'avocat de la défense, Me Pascal Jolicoeur, a contre-interrogé l'enquêteur François St-Amand.

M. St-Amand a rencontré une première fois Marie-Lyne Plourde, pour une déclaration filmée et assermentée.

Une deuxième rencontre

Lors de la deuxième rencontre, Marie-Lyne Plourde a voulu rectifier certains faits. Me Jolicoeur a fait remarquer que les modifications n'ont pas été apportées dans la déclaration écrite et signée par l'accusée. Ce document a été produit après la seconde rencontre.

Une autre enquêteuse doit témoigner lors de la prochaine journée du procès, qui se tiendra le 19 mars. La juge décidera à ce moment si les témoignages des enquêteurs sont admissibles ou non pour la preuve de fond. C'est là-dessus que se basera la juge pour rendre son verdict de culpabilité.

Rappelons que Marie-Lyne Plourde est accusée d'avoir causé l'incendie du restaurant l'Étoile du nord en 2003. Au moment des faits, elle était propriétaire du restaurant à l'Orée des bois, aussi situé à Louvicourt.

Abitibi–Témiscamingue

Procès et poursuites