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Pêche au homard : Clearwater perd une note de durabilité

Des homards vivants dans une boîte de carton.
Clearwater dispose d’un quota annuel de 720 tonnes en haute mer, à 80 km de la côte néo-écossaise. Photo: Associated Press / Robert F. Bukaty
Radio-Canada

La pêche au homard en haute mer de l'entreprise Clearwater en Atlantique n'est plus « recommandée » par le programme de conservation Ocean Wise, de l'Aquarium de Vancouver.

C’est une conséquence de la condamnation de l’entreprise d’Halifax pour violation de l’article 115.2 du Règlement de pêche de l’Atlantique sur la surveillance des engins de pêche.

Une filiale de Clearwater, CS ManPar, a été condamnée en septembre pour avoir laissé trop longtemps sans surveillance au fond de l’océan, au large de la Nouvelle-Écosse, 3800 casiers à homard. Elle les a laissés sur place pendant 17 jours, puis pendant 31 jours.

La réglementation interdit de laisser un engin de pêche dans l’eau sans surveillance pendant plus de 72 heures consécutives.

Clearwater a reconnu sa culpabilité et elle a été condamnée à payer une amende de 30 000 $.

Dès 2016, le ministère des Pêches et des Océans avait prévenu de hauts dirigeants de Clearwater d’arrêter d’entreposer des casiers de pêche en haute mer. L’entreprise avait ignoré cet avertissement, selon la Couronne, qui a qualifié l’affaire de violation flagrante des règles.

Voici pourquoiOcean Wise a rétrogradé Clearwater

Le programme de conservation Ocean Wise se base sur les normes internationales du Marine Stewardship Council pour recommander ou non des pêches au Canada. Ce dernier est un autre organisme de plus grande envergure qui certifie la durabilité des pêches.

Dans ce cas, explique Ocean Wise, la pêche au homard en haute mer de Clearwater a fait l’objet d’une plainte portée par le Centre d’action écologique, en janvier.

La rétrogradation de Clearwater est bien accueillie par Shannon Arnold, du Centre d’action écologique. L’organisme se réjouit de cette mesure prise à la suite de la condamnation de Clearwater, explique-t-elle.

L’espoir deClearwater

LeMarine Stewardship Council va faire un audit de Clearwater deux mois plus tôt que d’habitude, en avril.

Clearwater a demandé à subir l’audit plus tôt par souci de transparence et pour donner l’occasion à ses actionnaires d’y participer et de s’exprimer, explique une vice-présidente de l’entreprise, Christine Penney.

L’entreprise croit que ses pratiques de pêche seront encore jugées comme étant responsables et durables, ajoute Mme Penney.

La représentation d'un homard géant est installée sur une affiche de béton sur laquelle on peut lire « Clearwater ». Le géant Clearwater, dont le siège social est à Halifax, a un monopole sur la pêche au homard dans la zone 41. Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Clearwater s’attend à une consécration lors de l'audit. Sa pêche au homard a été la première du genre au Canada certifiée par le Marine Stewardship Council. L’entreprise en est très fière et elle considère sa pêche au homard comme étant un modèle de durabilité.

Clearwater dit respecter les exigences du Marine Stewardship Council et elle affirme qu’elle a été condamnée pour deux incidents isolés découlant de problèmes imprévus.

L'entreprise ajoute que la règle des 72 heures n’est pas raisonnable pour une pêche qui a lieu si loin des côtes.

Clearwater détient tous les permis de pêche de homard dans la zone 41 qui se trouve à 80 km de la côte de la Nouvelle-Écosse. L’entreprise dispose d’un quota annuel de 720 tonnes, ce qui constitue, selon elle, 1 % de la pêche au homard en Atlantique.

Avec les renseignements de Paul Withers, de CBC

Nouvelle-Écosse

Protection des espèces