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SNC-Lavalin parmi les choix de la Ville d’Ottawa pour le prolongement de l’O-Train

Un train léger d'Ottawa à la station Bayview en hiver.
L'entreprise SNC-Lavalin serait la favorite de la Ville dans l'éventuel octroi du contrat de la ligne Trillium. Photo: Radio-Canada / Chris Rands/CBC
CBC

CBC a appris que l'entreprise SNC-Lavalin figure parmi les choix de la Ville d'Ottawa pour la construction du prolongement de la ligne Trillium dans le cadre de la deuxième phase du projet de train léger, un projet évalué à 600 millions de dollars.

L’entreprise basée à Montréal, présentement impliquée dans une controverse politique, est l’un des trois soumissionnaires préqualifiés pour le prolongement au sud, qui ajouterait 16 km et huit stations, incluant un arrêt à l’aéroport international d’Ottawa, en 2021.

Selon de multiples sources au fait du dossier, SNC-Lavalin serait ressortie première d’un processus d’appel d’offres compétitif contre deux consortiums internationaux. Un breffage technique sur l’octroi du contrat est attendu à l’hôtel de ville la semaine prochaine et le conseil municipal doit donner son aval lors de la séance du 27 février.

L’entreprise est déjà un partenaire majeur du Groupe de transport Rideau (RTG), qui construit la ligne est-ouest de la Confédération – un projet qui accumule des retards importants.

Selon les règles du processus d’appels d’offres de la phase 2, aucun partenaire majeur du RTG n’avait droit de soumissionner pour le prolongement de la ligne de la Confédération.

Toutefois, les membres du RTG pouvaient soumissionner pour le projet de la ligne Trillium. Seule SNC-Lavalin l’a fait, sous le nom TransitNEXT.

L’entreprise n’a pas voulu commenter.

Un choix qui pourrait faire sourciller

L’entreprise est au centre d’une controverse et fait face à des questions à savoir si des accusations criminelles de fraude et de corruption seront portées contre elle dans la foulée de « l’affaire SNC-Lavalin ».

Si jugée coupable, l’entreprise pourrait se voir refuser la permission de soumissionner sur des contrats fédéraux pour une décennie. Or, l’entreprise a demandé au procureur général de négocier une entente d’assainissement. SNC-Lavalin a même demandé une révision judiciaire de la décision des procureurs de ne pas rencontrer l’entreprise.

Par ailleurs, d’anciens dirigeants de SNC-Lavalin ont plaidé coupables de corruption en lien avec un contrat au Centre universitaire de santé McGill (CUSM) de 1,3 milliard de dollars.

« Pas de difficulté » avec SNC-Lavalin, dit le maire

Questionné au sujet de l’implication de l’entreprise dans le projet de 2,1 milliards de dollars de la ligne de la Confédération et d’une possible implication de SNC-Lavalin dans le prolongement de la ligne Trillium, le maire Jim Watson a indiqué qu’il n’avait pas d’inquiétude.

Jim Watson répond aux questions des journalistes lors d'un point de presse à l'hôtel de ville d'Ottawa.Le maire d'Ottawa, Jim Watson. Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Nous n’avons eu aucune difficulté, évidemment, avec eux du point de vue éthique à la Ville d’Ottawa, a-t-il dit.

Le maire Watson a affirmé que des employés municipaux l’avaient assuré que l’implication potentielle de SNC-Lavalin dans la prochaine phase du train léger ne mettrait ni la Ville ni les contribuables à risque.

Outre les considérations éthiques, le choix de SNC-Lavalin pour le prolongement de la ligne Trillium devrait soulever des questions sur l’avenir financier de l’entreprise qui, depuis qu’elle fait face à plusieurs accusations, a subi de nombreux contrecoups, dont une décote de l’agence Standard & Poor’s.

Avec les informations de Joanne Chianello

Ottawa-Gatineau

Politique municipale