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Accusé d'agression sexuelle, Éric Salvail comparaît par la voix de son avocat

Éric Salvail porte une chemise à motifs et un veston de couleur brique.
Éric Salvail est accusé d'agression sexuelle, de harcèlement criminel et de séquestration d'une personne pour des faits qui remonteraient à 1993. Photo: Radio-Canada / Julie Mainville
La Presse canadienne

Le producteur et animateur Éric Salvail a comparu vendredi au palais de justice de Montréal, par la voix de son avocat.

La vedette déchue n'avait pas à être présente pour les procédures, qui ont duré quelques minutes.

Accusé d'agression sexuelle, de harcèlement criminel et de séquestration, Éric Salvail n'a pas encore enregistré son plaidoyer. Son dossier sera de retour en cour le 27 mars prochain.

Il est représenté par Michel Massicotte, un avocat ayant déjà défendu l'ancien président de SNC-Lavalin, Pierre Duhaime, et d'autres clients dans la mire de l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

Les trois chefs d'accusation portés contre la vedette du petit écran concernent une seule victime et les faits allégués remonteraient à environ 25 ans, alors qu'il était au début de la vingtaine.

Plus précisément, les gestes reprochés auraient été posés entre le 1er avril et le 30 novembre 1993, à Montréal. Me Massicotte a signalé son intention de transmettre une demande de preuve additionnelle à la poursuite.

La procureure de la Couronne Amélie Rivard explique que M. Salvail, aujourd'hui âgé de 49 ans, est soumis à une interdiction d'entrer en contact avec le plaignant. Le nom de ce dernier n'a pas été rendu public afin de protéger son identité.

Une pause qui se poursuit

Éric Salvail avait été arrêté le 15 janvier dernier par les agents du Service de police de la ville de Montréal (SPVM). Il s'était présenté à un poste de police et il avait été remis en liberté sur promesse de comparaître.

Plusieurs allégations d'inconduites sexuelles avaient été rapportées en octobre 2017 dans le quotidien La Presse. Onze personnes – des hommes et des femmes – avaient alors raconté aux journalistes du quotidien – 10 sous le couvert de l'anonymat, et un qui avait accepté que son nom soit publié – avoir subi des inconduites, ou en avoir été témoins, de la part d'Éric Salvail. Aucune de ces allégations n'a été prouvée devant un tribunal.

Le populaire animateur avait rapidement indiqué prendre une « pause professionnelle » et il n'a pas été revu en ondes depuis.

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