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Legault souhaite un accord de réparation dès que possible avec SNC-Lavalin

Le premier ministre François Legault.
François Legault a dit croire qu'il fallait faire tout ce qui est possible pour protéger le siège social et les milliers d'emplois à SNC-Lavalin. Photo: Radio-Canada
La Presse canadienne

Le premier ministre du Québec, François Legault, a déclaré qu'il souhaitait que le gouvernement fédéral en vienne à une entente « le plus tôt possible » avec la firme d'ingénierie SNC-Lavalin afin de protéger les emplois et le siège social de la société à Montréal.

L'entreprise en difficulté est vulnérable à une prise de contrôle étrangère, a déclaré M. Legault aux journalistes jeudi à Québec. Et plus ses problèmes juridiques persisteront, plus elle risquera d'être la proie d'une autre entreprise, a-t-il fait valoir.

François Legault a dit croire qu'il fallait faire tout ce qui est possible « pour protéger ce siège social et les milliers de bons emplois bien rémunérés que nous avons à SNC-Lavalin ».

La société a fait du lobbying auprès du gouvernement fédéral pour obtenir un accord de réparation afin d'éviter un procès au criminel sur des accusations de corruption et de fraude liées à ses efforts pour obtenir des contrats du gouvernement en Libye.

En vertu d'un accord de réparation, les poursuites seraient abandonnées en échange d'une reconnaissance par SNC-Lavalin de ses actes répréhensibles et du paiement d'une amende. Le journal The Globe and Mail a rapporté la semaine dernière que le cabinet du premier ministre Justin Trudeau avait fait pression sur l'ancienne procureure générale Jody Wilson-Raybould pour qu'elle accepte un tel accord.

M. Legault a soutenu que SNC-Lavalin devrait payer pour ses crimes allégués, mais que ses employés et l'économie de la province ne devraient pas en souffrir.

Nous savons que SNC-Lavalin n'a pas respecté les règles [en Libye particulièrement] et elle doit payer pour cela, en particulier les personnes qui étaient impliquées. SNC-Lavalin, j'ai rencontré le président, ils sont prêts à mettre sur la table des montants très élevés de pénalités.

François Legault, premier ministre du Québec

Sans entente, a-t-il ajouté, le dossier pourrait s'étendre sur des années et les affaires de SNC-Lavalin en souffriraient.

SNC-Lavalin a vu sa cote de crédit être abaissée mercredi par Standard & Poor's. Parmi ses motifs de déclassement, l'agence a cité les accusations contre le géant de l'ingénierie et de la construction ainsi que le risque qu’une éventuelle déclaration de culpabilité entraîne une interdiction pour 10 ans de soumissionner à des contrats fédéraux.

François Legault a dit croire que les difficultés en justice de l'entreprise sont mauvaises pour la province.

« À l'heure actuelle, il n'y a pas d'actionnaire majoritaire, il y a donc un risque réel que cette entreprise soit achetée par quelqu'un, par exemple du Royaume-Uni. Pour moi, ce serait une mauvaise nouvelle pour le Québec », a-t-il fait valoir.

M. Legault a dit avoir demandé au premier ministre Trudeau lors de discussions : « Pouvez-vous régler le plus rapidement possible afin de conserver ces emplois? Nous en avons besoin. »

Pour ajouter à la tempête dans laquelle SNC-Lavalin se trouve, on a appris cette semaine que les procureurs du Québec collaborent avec la GRC sur l'éventualité de nouvelles accusations criminelles contre SNC-Lavalin, dans le cadre du contrat de réfection du pont Jacques-Cartier de Montréal.

Alors que M. Legault avait beaucoup à dire sur les accusations fédérales, il s'est abstenu de commenter les allégations de la province. « Je n'ai aucune intention de faire quoi que ce soit avec ce qui se passe dans la juridiction du Québec », a-t-il indiqué.

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